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61% DES FRANÇAIS DORMENT MAL

C’est la question que pose l’enquête de la plateforme QAPA spécialisée dans le recrutement par intérim, réalisée ce mois-ci auprès de 4,5 millions de candidats afin de connaître le rapport étroit entre le travail et le sommeil. Un sondage qui montre que les écarts sont de plus en plus importants depuis 2018 et s’intensifient au […]

C’est la question que pose l’enquête de la plateforme QAPA spécialisée dans le recrutement par intérim, réalisée ce mois-ci auprès de 4,5 millions de candidats afin de connaître le rapport étroit entre le travail et le sommeil. Un sondage qui montre que les écarts sont de plus en plus importants depuis 2018 et s’intensifient au cours des années, preuve que la cohérence manquerait peut-être entre les besoins des Français et leurs actes.

En seulement deux ans, il semblerait que les Français subissent encore plus de problèmes liés au sommeil: Climat ambiant, bruit, problèmes de santé, attrait pour les écrans, surmenage, pression, la liste est longue quant aux causes d’un endormissement tardif. Ainsi, en 2018, 55 % des personnes interrogées déclaraient avoir des difficultés pour dormir alors qu’elles sont plus de 61 % dans ce cas aujourd’hui.

En analysant le nombre d’heures de sommeil par nuit, il apparaît que les Français dorment de moins en moins. En effet, 47 % des Français dormaient moins de 7 heures en 2018 mais en 2020, ils sont plus de 58 %, ce qui constitue un élément somme toute préoccupant selon l’agence nationale de Santé Publique. Car une bonne récupération équivaut à 7 heures de sommeil a minima.

Qu’ils aient ou non leur quota de sommeil, les Français ne se réveillent pas en pleine forme. Ils sont une grande majorité à penser que la fatigue altèrerait considérablement la qualité de leur travail. Et pour cause, le manque de sommeil agirait également sur la vigilance, l’augmentation de l’irritabilité; la prise de poids et perturberait les relations familiales et amicales.

Déjà en 2018, 65 % des personnes interrogées ne se déclaraient pas prêtes, au réveil, pour une journée de travail. En 2020, c’est encore pire avec plus de 74 % de travailleurs déjà fatigués avant de commencer leur journée. De ce fait, 59 % avouent avoir souvent envie de dormir durant la journée contre 54 % il y a deux ans.

L’épidémie mondiale de Covid-19 a eu un effet certain sur toute la population.
Au vu des résultats du sondage, 58 % des Français pensent être beaucoup plus fatigués que les autres années à cause de tous les évènements et les dispositions mises en place autour du coronavirus. Cette ambiance a également une influence négative sur l’énergie au travail pour 51 % des Français. Même si les insomnies chroniques sont parfois le fait du tabagisme, argument nouveau pour inciter les fumeurs a lever le pied, il va de soi que le travail nocturne et l’attrait pour les écrans en tout genre ralentiraient également la préparation du cerveau à l’endormissement. Les femmes (16,9%) étant plus sujettes que les hommes (9,1%) aux problèmes d’insomnies compenseraient, quant à elles, davantage leur dette de sommeil en faisant des siestes.

Alors qu’ils devraient se coucher tôt, les Français ne prennent pas la peine de se reposer. 47% de la population en 2018 se mettait au lit après 23h. Ce pourcentage a considérablement augmenté puisqu’en 2020, ils sont à présent plus de 56 %. Paradoxalement, 89 % pensent qu’ils auraient pourtant besoin de dormir plus et de se coucher plus tôt contre 82 % en 2018.

Le manque de sommeil est, de ce fait, logiquement un risque d’altération de la qualité de vie et de travail des Français. En 2018, 51 % l’avouaient et ils sont plus de 67 % en 2020. Cependant, 53 % des personnes interrogées en 2020 déclarent qu’elles ne font pas beaucoup d’erreurs à cause de la fatigue alors qu’elles étaient 58 % en 2018.

Pour résoudre ce manque de sommeil, 63 % des Français seraient prêts à faire des siestes sur leur lieu de travail en 2020, soit 5 points de plus qu’en 2018. Mais il n’est encore pas question de prendre ce temps de repos sur celui du retour à la maison. En effet, 78 % des Français ne sont toujours pas prêts à rentrer plus tard de leur journée de travail pour l’aménagement de ce temps de sieste ou même à travailler en décalé avec des horaires adaptés, même s’ils sont plus nombreux qu’en 2018 soit 97 %.

C’est un fait, la diminution du temps de sommeil n’est pas un phénomène endémique propre à la France mais bien une généralité que l’on retrouve partout dans le Monde. Espérons que les Français et leurs homologues européens, ont de ce fait, davantage de temps pour s’adonner à d’autres loisirs.

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