« À BESANÇON, NOUS AVONS ÉTÉ ACCUEILLIS À BRAS OUVERTS » MATHILDE ROY, DE LA COMPANY MUCHMUCH
Quel est votre parcours et comment vous est venu le cirque expressif ? J’ai fait deux écoles des Arts du cirque à Lille et à Toulouse. Mon spectacle est hybride un mélange de clown, de danse et de cirque. Je n’ai pas construit Libreté en une fois mais progressivement. Mon travail s’est enrichi d’autres compagnies […]
- Quel est votre parcours et comment vous est venu le cirque expressif ?
J’ai fait deux écoles des Arts du cirque à Lille et à Toulouse. Mon spectacle est hybride un mélange de clown, de danse et de cirque. Je n’ai pas construit Libreté en une fois mais progressivement.
Mon travail s’est enrichi d’autres compagnies aussi, c’est un art en mouvement et non figé.
- Vous étiez en représentation à Montlebon le 13 septembre, quel accueil vous a réservé le public du Doubs ?
On en a fait deux séances, c’était agréable et familial, une bonne ambiance avec un public diversifié. Je préfère toujours jouer devant un public hétéroclite. Si le public est composé uniquement d’enfants, ça crée une atmosphère où ils ne vont faire que rire, alors qu’avec des adultes les angoisses dues au spectacle un peu noir où on évoque la maladie et la mort viennent réajuster l’ambiance du spectacle. Les personnages ainsi que les costumes peuvent être angoissants, ce n’est pas forcement léger, donc lorsqu’il y a des enfants et des adultes cela s’équilibre.
Par exemple, dans une scène de Libreté, je sors un squelette de mon manteau comme si je me démembrais, généralement les enfants en rient mas les adultes n’ont pas le recul des enfants. Si un enfant est inquiet, ça arrive parfois, on prend le temps de l’échange et c’est intéressant aussi.
- Comment se passe votre tournée avec la crise sanitaire ?
Notre prochaine date est prévue le 10 octobre à Dijon, avec le risque lié au COVID-19, on a joué que trois fois au lieu des 20 prévus. On a essayé de relocaliser à Besançon dans le Doubs et dans la région Haute-Saône. Nous avons des dates à Paris mais on s’organise comme on peut.
Je connais plutôt bien Besançon puisque j’y ai grandi avant de partir à Lille puis Toulouse pendant 10 ans. Ce retour à Besançon s’est très bien passé, nous avons été accueillis à bras ouverts par les institutions. A Toulouse, le plus grand pôle de cirque contemporain d’Europe voire du monde, c’est saturé au niveau des propositions de spectacles alors que dans le Doubs, le public découvre notre style de cirque expressif.
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