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À L’ÉPIDE DE MONTRY, LE MEDEF S’ENGAGE À FAVORISER L’INSERTION DES JEUNES EN FORMATION  

L’Epide a pour mission de réinsérer des jeunes volontaires de 17 à 25 ans, en leur permettant de (re)trouver un emploi. Dans son centre de Motry, il vient de passer une convention avec le Medef, le syndicat des employeurs. L’engagement de ceux-ci peut s’avérer un coup de pouce décisif pour les jeunes à l’issue de leur parcours.

L’Etablissement pour l’insertion dans l’emploi (Epide) n’est pas un établissement de formation comme les autres. Placé sous la tutelle des ministères du Travail et de la Cohésion des territoires, il a pour vocation de réinsérer les jeunes dans la société. La voie choisie est celle du retour à l’emploi, qui matérialise la réussite du parcours effectué au sein de l’Epide.

Pour ce faire, l’Epide dispose de 20 centres en France, à l’image de celui de Montry, en Seine-et-Marne. 4 000 jeunes y sont reçus chaque année, 30 000 au total depuis sa création en 2005, des jeunes de 17 à 25 ans, ayant souffert du décrochage scolaire, du chômage, de discrimination ou de désocialisation. Ils y restent 8 mois dans un encadrement très strict, assez militaire dans les formes. 

Le but, explique l’établissement sur son site, est de « permettre aux jeunes de s’inscrire dans une dynamique positive d’insertion et de les conduire à construire leur place, de façon durable, dans le monde du travail et dans la société, afin qu’ils deviennent acteurs de leur avenir. »

Les valeurs de la République – liberté, égalité, fraternité – sous-tendent ce parcours, qui passe par l’éducation citoyenne, mais aussi par l’attention portée à la santé des jeunes, un suivi personnalisé et un accompagnement adapté au rythme et au projet personnel et professionnel de chacun. 

Le régime est celui d’un internat du lundi au vendredi. C’est évidemment gratuit, sans le moindre frais annexe. Les jeunes sont nourris, logés et reçoivent la même tenue en arrivant.  Ils se voient proposer une remise à niveau en formation générale, informatique, sport, etc. Ils ont la possibilité de passer l’examen du code de la route et de se préparer au permis de conduire. Ils reçoivent aussi une rémunération de 460 € par mois et, pour ceux qui complètent leur parcours, une prime terminale de 480 €.        

L’engagement des employeurs

La réussite, c’est l’embauche. Trouver un emploi stable couronne aussi bien les efforts et la résilience des volontaires que l’attention et le savoir-faire de ceux qui les encadrent. C’est pourquoi l’Epide vient de passer une convention avec le Medef (Mouvement des entreprises de France). Il s’agit bien sûr de resserrer les liens entre les 20 centres de l’Epide et les entreprises qui forment le tissu économique local, de façon à faciliter les liens entre les jeunes en formation et leurs éventuels employeurs. 

Durant leur parcours à l’Epide, ils pourront acquérir ainsi une meilleure connaissance du monde de l’entreprise. Et au moment de la sortie, nouer contact avec des entrepreneurs que leur profil intéresse. L’Epide et le Medef ont convenu de mener ensemble des expérimentations dans le but de « reconnaître et valoriser les compétences professionnelles développées par les jeunes volontaires » des centres. 

La délégation des employeurs était conduite par Nathalie Jaoui, présidente de la commission jeunesse du Medef. Egalement directrice générale de Crit Interim, elle a conclu à ce titre un partenariat avec l’Epide. En cette période de manque de main d’œuvre et de recrutement compliqué, c’est une chance aussi bien pour les jeunes que pour les entreprises.

Crédit photos: Fgtrade – Gettyimages.

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