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À MARGNY-LÈS-COMPIÈGNE, UN COLLECTIF S’INSURGE CONTRE UN CAS DE CYBER-HARCÈLEMENT

Le samedi 29 octobre, une banderole a été déployée sur l’un des murs de la gare par un collectif baptisé « Collages féminicides Compiègne », une action revendiquée sur les réseaux sociaux. Les militants dénoncent une affaire de cyberharcèlement jugée, il y a quelques semaines, dans laquelle un habitant faisait du « chantage au porno » sur une adolescente.

L’action menée par le collectif « Collages féminicides Compiègne » avait pour objectif d’apporter un soutien moral à une jeune fille, mineure au moment des faits, harcelée sur internet pendant de longs mois, par un habitant de Margny-lès-Compiègne.

L’affaire a été jugée le 27 septembre dernier devant le tribunal judiciaire de Compiègne et le mis en cause, âgé de 29 ans, a écopé d’une peine de quatre ans d’emprisonnement « pour corruption de mineur et agression sexuelle sur mineur ».

Caché derrière plusieurs avatars, le prédateur sexuel a manipulé et fait chanter l’adolescente afin d’obtenir de sa part des vidéos des plus dégradantes. L’étudiant n’hésitait pas, pour cela, à la menacer de représailles sur l’une de ses amies.

« Pendant le procès, l’homme a reconnu les faits et n’a montré aucune empathie. Malheureusement, l’enquête n’a pas pu affirmer avec certitude que cette mineure était la seule victime », écrit le collectif sur sa page Facebook.

La honte doit changer de camp

« Nous apportons tout notre soutien à cette femme, victime du sexisme. La honte doit changer de camp ! », concluent les activistes. La banderole sur laquelle était dénoncé ce « chantage au porno » a été enlevée ce week-end par les services municipaux. La ville de Margny-lès-Compiègne a, quant à elle, porté plainte pour « dégradations légères ».

Selon une étude menée l’an dernier par l’association de protection de l’enfance sur internet (E-enfance), 20 % des jeunes de 8 à 18 ans auraient déjà été victimes de cyberharcèlement alors que 63 % d’entre eux sont inscrits sur les réseaux sociaux.

Crédit photos: Jean Luc Ichard – AdobeStock.

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