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À SAINT-FORGEOT, HONEYWELL TIRE SA RÉVÉRENCE

La crainte des partenaires sociaux s’est donc confirmée. Le 31 mai dernier, l’industriel américain a annoncé la fermeture de son site bourguignon laissant une cinquantaine de salariés sans emploi. Après l’échec des négociations de reprise, la préfecture de Saône-et-Loire a fait montre de fermeté quant aux obligations sociales et environnementales de l’entreprise.

En février dernier, les salariés de l’usine de Saint-Forgeot s’étaient rassemblés devant l’hôtel de ville d’Autun pour exprimer leurs vives inquiétudes quant à l’avenir industriel du site d’Honeywell, spécialisé dans la confection de gants spéciaux à destination des professionnels du bâtiment. L’échec des négociations entre les partenaires sociaux et les représentants de la direction faisaient, en effet, craindre le pire.

Alors que le groupe pointait « une baisse significative de la demande », les syndicats rappelaient, pour leur part, que les résultats trimestriels dépassaient les prévisions avec des chiffres-record. Rien n’y a fait. Le groupe américain a décidé de fermer le site le 31 mai, laissant 49 salariés « sur le carreau ».

Un constat amer, d’autant que deux repreneurs potentiels s’étaient rapprochés du groupe, comme le souligne la préfecture de Saône-et-Loire.

Obligation de revitalisation du territoire

« Les services de l’État se sont immédiatement mis au diapason des deux potentiels repreneurs pour leur apporter aide et expertise en vue de consolider leurs offres. Si la qualité des offres pouvait se parfaire, la direction d’Honeywell les a écartées, sans réel dialogue avec les porteurs de projets de reprise et sans véritable volonté de les faire évoluer, ce qui interroge sur sa réelle volonté, dès le début de la procédure, de passer le relais industriel à d’autres investisseurs. »

La préfecture a affirmé qu’elle serait particulièrement attentive aux conditions d’application des droits des salariés et aux obligations environnementales de l’entreprise concernant la pollution et la dégradation du périmètre. « C’est à cette seule condition que l’on gardera intactes les chances d’une réindustrialisation future du site. »

Par ailleurs, le préfet de Saône-et-Loire, Julien Charles, a assujetti le groupe américain d’une obligation de revitalisation du territoire comme lui autorise le Code du travail.

Crédit photos: Narai Chal- Shutterstock.

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