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ALAIN CRÉMONT MONTE AU CRÉNEAU

Le Maire de Soissons a publié sur les réseaux sociaux une lettre ouverte dans laquelle il fustige le retard pris dans la transmission des conclusions du diagnostic archéologique de la place Fernand-Marquigny et le coût exorbitant d’éventuelles campagnes de fouilles. Comme dans de nombreuses villes françaises, la première capitale du royaume des Francs recèle en […]

Le Maire de Soissons a publié sur les réseaux sociaux une lettre ouverte dans laquelle il fustige le retard pris dans la transmission des conclusions du diagnostic archéologique de la place Fernand-Marquigny et le coût exorbitant d’éventuelles campagnes de fouilles.

Alain Crémont, Maire de la Ville de Soissons

Comme dans de nombreuses villes françaises, la première capitale du royaume des Francs recèle en son sol les vestiges d’un riche passé. Réélu au premier tour lors des dernières élections municipales, Alain Crémont, le maire de Soissons et président du GrandSoissons Agglomération, a fait du réaménagement du cœur de ville le projet-phare de la municipalité. Attribué au cabinet d’architecture de Jean-Michel Wilmotte, originaire du quartier Saint-Waast, ce grand programme de refonte des espaces publics devait, au préalable, attendre les conclusions du diagnostic archéologique réalisé place Fernand-Marquigny. C’est maintenant chose faite avec…  huit mois de retard.

« C’est peu dire que nous attendions ce rendu avec impatience car il est un point déterminant dans le cadre des travaux de transformation du cœur de ville, de manière à nous permettre de finaliser nos réflexions sur le projet Wilmotte, la restructuration d’une offre de stationnement et la localisation du futur cinéma », peste l’élu. Si le diagnostic « apprend » que le sous-sol soissonnais se révèle être riche en vestiges archéologiques, la nouvelle en n’est pas une pour Alain Crémont. « La surprise arrive lorsque les archéologues nous disent qu’en cas de réalisation d’un parking enterré, une campagne de fouilles devrait être organisée. Celle-ci aurait une durée de 18 mois, mobilisant de 25 à 30 personnes, pour un coût estimé entre sept et dix millions d’euros… »

Une réglementation hors-sol

« Qui règle la facture ? », s’interroge le Maire de la Ville, dont le budget n’est pas extensible. Ce problème met en la lumière les difficultés des cités historiques à conduire des projets de rénovation urbaine et de réaménagement de leurs espaces publics. Un casse-tête qui conduit de nombreuses équipes municipales à renoncer à lancer de tels travaux, sous peine de voir le chantier « gelé » pendant plusieurs mois et à devoir s’acquitter de sommes importantes.

« Il conviendrait de faciliter les projets portés par les municipalités plutôt que de leur imposer une réglementation hors-sol et d’accompagner cette réglementation par des aides financières spécifiques », conclut le premier édile. Nul doute, qu’au-delà des clivages politiques, le « coup de gueule » d’Alain Crémont trouve un écho chez de nombreux maires de villes moyennes françaises.

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