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ALANCIENNE : RAMENER LA FERME À LA MAISON

Je m’appelle Paul, je suis co-fondateur d’Alancienne.

Mon histoire, elle ne commence pas avec un déclic à la fin de mes études quand il a fallu rejoindre le marché du travail ou en plein creux d’une carrière prometteuse. Non, mon histoire fait partie de moi : je suis normand et je suis passionné de cuisine mais surtout passionné de bonne bouffe. Et très rapidement, je me suis rendu compte que pour faire de la bonne cuisine, il fallait de bons produits. Je me suis donc vite rapproché des producteurs normands, les plus proches de chez moi, c’était les plus accessibles.

Un jour, j’étais chez un ami producteur de lait, qui travaillait pour un grand groupe laitier et l’on discutait de son travail, de son quotidien. Cet ami croulait sous les dettes : la banque, les charges qui augmentent, … Le groupe laitier ne le rémunérait pas suffisamment pour qu’il puisse s’en sortir seul. Pourtant, il travaillait 70 heures par semaine. Mais il ne gagnait pas sa vie. Pas parce qu’il ne travaillait pas assez, non, parce-que ce groupe ne voulait pas payer le lait au juste prix.

Cette injustice m’a révolté. Peu de temps après, en me renseignant, j’ai appris qu’un tiers des agriculteurs gagnait en moyenne 350€ par mois. On parle des personnes qui nous nourrissent et qui ont à peine les moyens de se nourrir eux-mêmes.

Le début de l’aventure 

Après un passage aux États-Unis, dans l’université de Berkeley, dans le cadre de mes études d’ingénieur à CentraleSupelec, où j’ai pu me rendre compte que même au pays de la malbouffe la vente directe de produits frais, sourcés en circuit court pouvait fonctionner, je me suis dit qu’un autre système était possible et même devait être investi.

Alors avec mes amis, Alexis, Livio, Augustin, ensemble, on a décidé d’agir car pour nous, il fallait changer les choses. Et on s’est lancés.

Étudiants, on a commencé avec la voiture familiale, des producteurs locaux, un classeur excel pour les commandes – qui venaient pour la plupart de notre entourage -, des vélibs pour la livraison à domicile et un garage, parce-que les grands projets partent souvent de ça, une idée, des amis et beaucoup de volonté et d’engagement.

Depuis, Alancienne a grandi. Aujourd’hui, Alancienne, c’est simple. Un site en ligne, Alancienne.co, où l’on se connecte et on lance sa commande. Pas d’abonnement obligatoire, pas d’inscription nécessaire, pas de panier bloqué. On peut faire la commande jusqu’à 22h la veille de la livraison.

À la fin de la journée, les commandes sont envoyées aux producteurs. Le lendemain les produits, et seulement les produits commandés pour éviter le gaspillage alimentaire, sont cueillis. Les équipes d’Alancienne vont les chercher dans les fermes pour les ramener dans les locaux d’empaquetage. Puis les produits sont livrés directement à domicile, en scooter électrique – avec des salariés en CDD ou en CDI, pour ne pas tomber dans la précarisation par effet rebond – et en emballage recyclé, recyclable, jusqu’à 22h sur des plages horaires de 2 heures.

Toujours rester le plus pratique possible c’est le mot d’ordre pour Alancienne. Car rendre accessible à tous une alimentation saine, de saison, respectueuse de l’environnement et qui permet aussi de rémunérer les agriculteurs au juste prix, c’est la mission d’Alancienne.

Alancienne, circuit-court et qualité des produits 

On est un circuit court donc on est le seul intermédiaire entre l’agriculteur et le consommateur. Et ces producteurs partenaires sont sélectionnés à moins de 200km (parfois dans le reste de la France quand il n’existe pas d’alternative locale pour le produit) par une équipe d’ingénieurs agronomes qui échangent avec eux, vont les visiter dans leurs fermes pour les choisir en fonction de la qualité de leurs produits mais aussi en fonction de leurs pratiques sociales et environnementales.

Paul Charlent, co-fondateur d’Alancienne.

C’est ce qu’on appelle l’agroécologie :  des fermes qui sont les plus indépendantes possible de tout intrant (phytosanitaires, apport d’eau extérieur, fonctionnement mécanisé du champs, etc.). L’idée étant d’arriver à des fermes organisées en écosystème autosuffisant, dont le seul apport extérieur serait le soleil.

Fort de notre lancement à Paris en 2016, nous avons aussi posé nos valises à Lyon et sa banlieue en 2019, puis à Bordeaux et sa région en mai de cette année, toujours en travaillant avec des producteurs locaux et des équipes engagées.

Alancienne, c’est une histoire de passion et de partage. Passion pour les bons produits, la bonne cuisine et pour la planète, et plus particulièrement aujourd’hui alors qu’elle est tant menacée. Mais aussi partage de valeurs, au sein des équipes qui font vivre Alancienne et avec les agriculteurs, piliers de nos sociétés qu’il s’agit de remettre au coeur de nos préoccupations dès à présent.

Paul Charlent, co-fondateur d’Alancienne.

Crédit photos: Alancienne.

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