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ALIMENTATION: SAVIGNY-LE-TEMPLE, FER DE LANCE DE L’AGRICULTURE URBAINE

Lauréate des « Quartiers fertiles » mis en place par l’Agence nationale de renouvellement urbain (Anru) pour accompagner les initiatives visant à développer l’agriculture urbaine, la cinquième ville de Seine-et-Marne a voté en janvier dernier un programme audacieux d’alimentation durable et solidaire baptisé « Savigny, ville nouricière ».

C’est un changement de paradigme que la ville de Savigny-le-Temple s’apprête à opérer dans les cinq prochaines années en matière d’alimentation.

En janvier dernier, la ville de 30 000 habitants à adopter en conseil municipal un ambitieux programme d’agriculture urbaine et péri-urbaine qui vise à renouer avec sa tradition maraichère d’antan, tout en misant sur la solidarité entre les habitants des différents quartiers.

« Depuis sa mutation en ville nouvelle, plusieurs initiatives ont permis de conserver ce lien à la terre nourricière : jardins partagés, vergers conservatoires, potagers scolaires et municipaux… », soulignait à cette occasion Marie-Line Pichery, maire de la cité francilienne, qui s’est notamment illustrée dans la lutte contre l’utilisation des pesticides.

Des actions concrètes

Parmi les objectifs poursuivis par cette politique, Savigny-le-Temple entend « atteindre 50 % de produits bio et locaux servis dans les restaurants scolaires de la ville » en augmentant la production des zones maraichères. Des ateliers pédagogiques et des parcelles partagées vont venir renforcer la sensibilisation des habitants aux mieux-manger en cultivant « des variétés locales et de saison, et à maîtriser le jardinage respectueux de lenvironnement ».

Plusieurs actions sont d’ores et déjà programmées comme la création d’un jardin d’apprentissage de 1500 mètres-carrées sur un terrain municipal, l’ouverture d’un jardin ouvert de 1300 mètres-carrés destiné à la culture hors-sol ou la possibilité du « jardinage dans des sous-sols dimmeubles, en lien avec un bailleur social, pour cultiver des champignons et des endives, et qui permettra de sécuriser les lieux ».

Des structures reconnues

La municipalité souhaite, par ailleurs, développer les initiatives déjà mises en place en matière de maraichage biologique et de préservation du « patrimoine génétique ». Ainsi, le potager bio du Plessis d’une surface de 1,5 hectare va être étendu et doté d’un verger fruitier tout comme le potager du Domaine de la Grange-la-Prévôté et le verger conservatoire du Coulevrain.

Sur un terrain municipal de 3,7 hectares, une ferme maraichère bio doit voir le jour afin d’y développer, là aussi, le maraichage et l’arboriculture. La création d’une conserverie pour absorber les excès de production (transformés en conserves, compotes et soupes) est par ailleurs à l’étude dans la zone d’activités. Elle permettrait, elle aussi, d’alimenter la restauration scolaire.

Une politique récompensée

Il y a quelques semaines, ce programme agricole et solidaire a reçu le soutien de l’Agence nationale de renouvellement urbain (Anru). Dans le cadre de l’appel à projet des « Quartiers fertiles » qui vise à accompagner les collectivités urbaines et péri-urbaines vers une transition alimentaire vertueuse, la ville de Savigny-le-Temple va recevoir une enveloppe de 190 000 euros.

« Cette reconnaissance est un donc véritable coup de pouce pour le financement de ces projets dagriculture urbaine, et une avancée importante pour la ville et lagglo, qui voient leurs actions reconnues à l’échelle nationale. Enfin, il sagit dune bonne nouvelle pour les habitants, qui bénéficieront sous peu des premières récoltes du sol savignien et de nouvelles activités aux seins de ces tiers-lieux nourriciers », a commenté la municipalité.

Crédit photos: VectorMine- Shutterstock.

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