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 » BREF, JE SUIS SAGE-FEMME  » : QUAND COLÈRE RIME AVEC HUMOUR

Reprendre les codes de la série télévisée « Bref. » pour s’indigner avec humour, il fallait y penser, et oser. Pour se faire (enfin) entendre, un collectif de sage-femmes de la maternité de Troyes l’ont fait. Et le résultat est très réussi. Il ne reste plus qu’à leur souhaiter que la vidéo « Bref, je suis sage-femme », diffusée […]

Reprendre les codes de la série télévisée « Bref. » pour s’indigner avec humour, il fallait y penser, et oser. Pour se faire (enfin) entendre, un collectif de sage-femmes de la maternité de Troyes l’ont fait. Et le résultat est très réussi. Il ne reste plus qu’à leur souhaiter que la vidéo « Bref, je suis sage-femme », diffusée sur YouTube depuis ce samedi 3 octobre 2020, devienne… virale. C’est d’ailleurs bien parti puisque la vidéo totalisait déjà plus de 83 000 vues, trois jours seulement après son lancement.

Elles ont tout essayé pour alerter de leur situation. Après s’être longtemps armées de patience dans leur combat contre l’invisibilité, elles ont choisi ici l’humour pour faire entendre leur indignation contre la non reconnaissance de leur profession. Également contre le manque de moyens. Car elles sont épuisées. Et la crise sanitaire n’a rien arrangé. Alors que le Ségur de la santé leur avait donné l’espoir d’obtenir enfin la reconnaissance de leur statut médical, elles sont les grandes oubliées des mesures annoncées par le Gouvernement.

Malgré leurs cursus (Master avec première année de médecine), compétences, missions et responsabilités, les sages-femmes sont en effet classées parmi les professions paramédicales. Pourtant, le code de santé publique a créé un statut médical de sage-femme hospitalière, reconnaissant ainsi le caractère médical de leur profession. Car ce sont elles qui pratiquent les accouchements, hormis ceux à risque de complications et les césariennes, obligatoirement pratiqués par des gynécologues-obstétriciens.

Les sages-femmes assurent également le suivi prénatal et postnatal, les échographies obstétricales, les examens sanguins,…, la prescription et la pose de contraceptifs, les IVG médicamenteuses. Elles interviennent également dans le dépistage des violences faites aux femmes. Leurs compétences se sont même élargies au fil des années – et elles en sont fières -, pour pallier le manque de gynécologues, mais leur salaire n’a pas suivi.

Le récent Ségur de la Santé a prévu que les sages-femmes, tout comme les infirmières, soient augmentées de 183 euros. Bref, pas de quoi rire. Pourtant, les sages-femmes comptent désormais sur l’humour pour enfin obtenir gain de cause.

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