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CHEZ LES RÉPUBLICAINS, CHRISTIAN JACOB ET JEAN-FRANÇOIS COPÉ SONT À LA MANOEUVRE

L’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale oblige le Président de la République et son prochain gouvernement à trouver des alliés. Les Républicains, qui ont survécu, tout en perdant ¼ de leurs députés, peuvent jouer un rôle charnière. Le débat commence, animé notamment par les deux anciens ministres et élus de Seine-et-Marne.

Christian Jacob, qui préside encore pour quelques semaines l’ancien parti de Chirac et Sarkozy, a été reçu à l’Elysée, comme les autres leaders politiques, pour évoquer les solutions qui permettraient d’éviter le blocage des institutions en l’absence de majorité parlementaire claire.

A sa sortie, il a parlé d’un échange « cordial ». Il a assuré que LR ne chercherait pas « le blocage », mais aussi qu’il n’y aurait « pas de pacte ni de coalition avec le Gouvernement ». 

L’ancien député de Provins, qui a réussi de justesse à transmettre son mandat à Isabelle Périgault, élue locale LR, adopte ainsi une ligne médiane, dans une position d’attente qui ne préjuge pas de l’avenir. Il ne peut guère faire autrement puisqu’il va bientôt passer la main. Mais il ne doit pas être mécontent de se voir courtiser, après avoir subi les avanies de la défaite humiliante de Valérie Pécresse à la présidentielle.

Copé joue l’ouverture

Jean-François Copé s’est lancé dans le bain le soir même du second tour des législatives. Sur le plateau de France 2, il a évoqué, de son côté, l’éventualité d’un « pacte » avec l’alliance qui soutient Emmanuel Macron, où figurent déjà de nombreux anciens LR, comme Edouard Philippe, Bruno Lemaire, Gérard Darmanin, Christian Estrosi ou encore Renaud Muselier.

L’analyse du maire de Meaux et ancien ministre du Budget est limpide. Il estime que le parti doit se montrer responsable en cherchant une issue au blocage potentiel des institutions. Mais aussi tirer profit de sa situation, puisqu’en dépit de sa défaite il est en mesure de faire ou défaire la majorité, pour imposer au gouvernement les mesures qui lui conviennent.

La ligne de l’opposition musclée 

Face à lui et à ceux qui sont prêts à discuter avec le Président de la République, se dresse déjà l’aile droite de LR, incarnée par Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, depuis qu’il a déclaré qu’il préfèrerait voter Zemmour que Macron… Mais elle pourrait aussi se retrouver derrière un plus puissant baron, comme Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

L’inconvénient pour Jacob, Copé, Wauquiez et quelques autres, c’est qu’ils ne sont plus à l’Assemblée nationale, redevenue à la faveur des législatives le lieu le plus stratégique de la politique nationale. Le prochain épisode-clé sera l’élection du président du groupe parlementaire LR.

Elle indiquera vers laquelle des 3 lignes en présence penche la majorité des députés rescapés, soudain investis d’un pouvoir inespéré.

Crédit photos: Citypress-24-korbi city press 24-picture-alliance-photononstop.

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OISE

BEAUVAIS : CAROLINE CAYEUX ENTRE DANS LE NOUVEAU GOUVERNEMENT

POLITIQUE

Celle qui tient les rênes de la mairie de Beauvais depuis 2001, et s’est récemment rapprochée de la majorité présidentielle, a été nommée ministre chargée des Collectivités territoriales sous la double tutelle du ministre de l’Intérieur et des outre-mer, Gérald Darmanin, et du ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, Christophe Béchu.

Sa nomination à un portefeuille ministériel était attendue. Elle est, à présent, confirmée. Caroline Cayeux a été appelée par Élisabeth Borne pour occuper le poste de ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales au Gouvernement. Elle succède, en partie, à Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, battue lors des dernières élections législatives dans la sixième circonscription de l’Essonne.
Engagée depuis près de 40 ans au Rassemblement pour la République (RPR), à l’Union pour un mouvement populaire (UMP), puis chez les Républicains (LR), cette femme de droite proche de François Fillon faisait partie des 600 élus locaux à appeler à la réélection d’Emmanuel Macron, fin 2021. Conseillère régionale de Picardie de 2004 à 2011, puis sénatrice de l’Oise jusqu’en 2017, Caroline Cayeux n’avait encore jamais occupé de responsabilités ministérielles.

Réélue au premier tour

Élue en 2001 à la mairie de Beauvais, cette enseignante de formation a succédé au socialiste Walter Amsallem et a été régulièrement reconduite par les électeurs jusqu’à obtenir la majorité dès le premier tour lors des élections municipales de 2020. Elle préside, par ailleurs, depuis cette même année, l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).
« Extrêmement honorée d’être nommée ministre déléguée aux collectivités territoriales. Cette marque de confiance m’honore et m’oblige. Je sais la richesse que sont nos territoires pour notre pays. Je les défendrai sans relâche, au service des habitants et des élus locaux », a-t-elle déclaré sur son compte Twitter.

Elle retrouvera au Gouvernement une autre personnalité de l’Oise, Isabelle Rome, qui a été confirmée au poste de ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances.