Nos régions
Carte de la France - Grand-Est
Carte de la France - Bourgogne-Franche-Comté
Carte de la France - Île-de-France
Carte de la France - Occitanie
Carte de la France - Haut-de-France
Plus

CONTRE LE DÉSERT MÉDICAL, DES PHARMACIENS ORGANISENT DES TÉLÉCONSULTATIONS

La Seine-et-Marne est, elle aussi, affectée par le manque de médecins généralistes, qui va en s’aggravant. Parmi les initiatives lancées pour y remédier, les pharmaciens qui installent des modules de téléconsultation dans leurs officines semblent répondre efficacement aux attentes des patients démunis.

 Les cabines de téléconsultation se multiplient dans toute la France. Une jeune entreprise des Hauts-de-Seine, Tessan, en a installé 450 en un peu plus de 3 ans. Dernièrement, elle a équipé la pharmacie O’Vert de Bussy-Saint-Georges, qui en a pris deux d’un coup.

Il faut dire que la Seine-et-Marne est l’un des départements d’Ile-de-France les plus touchés par la « désertification médicale ». C’est dû principalement au caractère rural d’une bonne partie de son territoire.

On sait qu’à la campagne, un généraliste est soumis à des horaires à rallonge et qu’il doit effectuer un certain nombre de visites à domicile. Ce qui rebute apparemment une partie de la nouvelle génération de médecins… 

Dans ce contexte, la téléconsultation a pris un bel essor. Et, parmi les solutions offertes, celle qui semble convenir à beaucoup de patients est l’accès via une pharmacie.

La présence d’un professionnel, connu de sa clientèle, a évidemment quelque chose de rassurant pour celle-ci, de même que l’entretien constant de la cabine, sans parler du côté pratique de pouvoir sur le champ faire exécuter l’ordonnance du médecin.            

Le mode d’emploi 

Le pharmacien ou son laborantin est là pour guider le patient. Il faut être muni de sa carte vitale et de son téléphone portable. L’attente est assez brève en moyenne, pas plus d’une quinzaine de minutes. 

Ces cabines sont parmi les plus perfectionnées du marché et disposent de sept appareils différents (tensiomètre, stéthoscope, thermomètre, etc.) reliés au cabinet du médecin et que celui-ci peut demander au patent d’utiliser en cas de besoin.

Tout cela a un coût, environ 100 000 euros pour l’une de ces cabines dernier cri. Il en faut des ordonnances pour rentabiliser un tel investissement.

L’investissement n’est pas évident à rentabiliser pour le médecin. Mais en situation de pénurie de médecins, il lui permet sans doute d’attirer de nouveaux clients. D’autres modules, moins bien équipés, reviennent moitié moins cher.      

Les autres implantations 

Avant celle de Bussy-Saint-Georges, différentes pharmacies de Seine-et-Marne avaient expérimenté cette solution avec succès, notamment à Châtelet-en-Brie, depuis dix-huit mois, à Villeroy, depuis la fin de l’année dernière.

Mais, il existe d’autres implantations réalisées, elles, à l’initiative des collectivités. Ainsi, au Pimms (Point information médiation multi-services) de Melun, mais aussi à la résidence pour seniors Domitys, accessible aux résidents mais aussi à tous les habitants, ou encore une table de téléophtalmologie à Nanteuil-lès-Meaux.

Il existe environ une douzaine de modules de téléconsultation dans le département. Et ce n’est qu’un début.

Crédits photos : Pierre Olivier Clement Mantion – Gettyimages.

Vous souhaitez vous exprimer sur un sujet ?

Comment devenir contributeur

Sur le même sujet