COVID: LA 5ÈME VAGUE COMMENCE À DÉFERLER EN MARTINIQUE
La nouvelle vague épidémique qui a pris l’Europe de plein fouet est en train d’atteindre les Antilles. Les données recueillies par l’ARS (Agence régionale de santé) le confirment. Elle arrive çà un mauvais moment, alors que les hôpitaux sont démunis et que le taux de vaccination reste désespérément bas.
Martinique la 1ère a interviewé une malade placée récemment réanimation. Elle n’est pas vaccinée et s’accroche à l’espoir de pouvoir revoir son fils de 10 ans. « Ce que je voulais, confie-t-elle, c’est passer cette phase de connaissance avant de me faire vacciner… mais je n’ai pas eu le temps. » Trop de Martiniquais sont comme elle, alors que le covid, lui, n’attend pas.
Sur les 15 premiers jours de décembre, le nombre de nouveaux cas se stabilise à un niveau élevé, autour de 600 par semaine. Le taux d’incidence a grimpé aux environs de 170 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Et le taux de positivité demeure légèrement en-dessous de 3 %.
Malheureusement, le nombre des hospitalisations continue, lui, de croître. La crainte des responsables du CHUM (Centre hospitalier universitaire de Martinique), actuellement sous administration provisoire après le départ de son directeur général, c’est de voir les services dits « de soins critiques », réanimation et soins intensifs, bientôt débordés. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Mais il n’y a aucune marge.
« Le nombre de lits de réanimation ne peut pas être augmenté, explique un médecin réanimateur. Les moyens humains ne le permettent pas. »
La vaccination au ralenti
L’autre donnée inquiétante, c’est que le nombre des morts dus au covid repart à la hausse. En 8 jours, entre le 6 et le 14 décembre, il y en a eu 24 de plus. Il semble que les personnes hospitalisées en soins critiques soient plus fragiles du fait de leur santé autant que de leur âge. Le facteur aggravant des comorbidités est très présent aux Antilles.
Ce qui est sûr aussi, c’est que les patients admis dans ces services de « la dernière chance » sont pratiquement tous des non-vaccinés, comme cette mère qui témoignait. Le taux de vaccination dans l’île n’est que de 42 % environ, soit deux fois moins qu’en métropole au moment où cette nouvelle vague y a fait de nouveaux ravages. Et il ne progresse presque plus. Hier mardi, il n’y a eu que 230 premières injections d’effectuées.
A ce rythme, il faudrait presque 2 ans pour vacciner le reste de la population.
Crédit photos: Marchsirawit – AdobeStock.
Vous souhaitez vous exprimer sur un sujet ?