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CULTURE : ALFRED DONNÉ, LE PRÉCURSEUR « OUBLIÉ » DE NOYON

Au milieu du XIXe siècle, ce médecin noyonnais fait figure de pionnier dans la recherche bactériologique en appliquant la photographie aux observations microscopiques et en inventant la microscopie électrique. Dans le dernier magazine municipal, la Société historique, archéologique et scientifique de Noyon lui rend hommage.

« Rien ne présupposait à ce que ce jeune Noyonnais issu du monde du négoce ne s’intéressât à la médecine et aux sciences », précise, en préambule, Jean-Yves Bonnard, le président de la Société historique, archéologique et scientifique de Noyon dans son portrait consacré à Alfred Donné.

Il deviendra, pourtant, en une trentaine d’années l’un des scientifiques les plus novateurs dans la recherche médicale. Après avoir suivi des études de droit et obtenu son diplôme d’avocat, il s’oriente alors vers des études de médecine et ouvre un cabinet.

Nommé, tour à tour, assistant bibliothécaire à la faculté de médecine en 1835, puis sous-inspecteur adjoint aux sources d’Enghien en 1839 et enfin inspecteur général des écoles de médecine à l’université de Paris, dix ans plus tard, il se passionne pour les travaux scientifiques comme l’usage des eaux médicinales et pratique l’autopsie, lors de l’épidémie de choléra qui sévit, en France, au milieu du XIXe siècle.

L’enfant de Noyon connaît, néanmoins, une réputation controversée dans les milieux universitaires.

Une collaboration avec Léon Foucault

« Dès le début de ses recherches, Alfred Donné se spécialisa dans l’analyse des produits du corps humain : le pus, la salive, la sueur, le lait, le liquide séminal, le sang… Ses nombreuses études s’appuyaient sur ses observations au microscope, outil alors décrié par le corps médical considérant que ces visions étaient chimériques et égarent le jugement. »

En 1837, il obtient la reconnaissance de ses pairs pour ses travaux sur ses études microscopiques.

Avec le physicien et astronome Léon Foucault, il utilise le procédé photographique, découvert par Louis Daguerre quelques années plus tôt, et invente la microscopie photoélectrique en se servant de l’arc électrique comme source de lumière.

Il a été « un pionnier de la médecine scientifique par l’usage du thermomètre, l’étude du sang et du lait au microscope (il reconnaît la véritable nature des globules), la description de la leucémie, l’identification du Trichomonas Vaginalis, ou le dosage de l’acidité et de l’alcalinité de différents liquides ».

Crédit photos: Cambridge University Press.

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