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OISE : LA THÈVE VICTIME D’UNE POLLUTION AUX HYDROCARBURES

À Lamorlaye, au sud-ouest de l’Oise, les hommes du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) et les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) travaillent d’arrache-pied, depuis vendredi dernier, pour contenir une nappe d’hydrocarbure qui souille la rivière. Selon plusieurs sources, cette pollution trouverait son origine dans un acte de malveillance.

La gendarmerie nationale et la police municipale sont venues prêter main-forte aux sapeurs-pompiers de l’Oise et aux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) afin d’installer des barrages filtrants.

Vendredi après-midi, une nappe d’hydrocarbure a été découverte sur la Thève, entre Lamorlaye et Boran-sur-Oise. Une seconde nappe s’est formée, le lendemain, révèle Le Parisien, nécessitant le renfort de plusieurs casernes dont celles de Creil, de Senlis et de Compiègne. Une entreprise de pompage est intervenue.

Les investigations menées par les enquêteurs ont révélé que cette pollution n’était pas accidentelle mais l’acte inconsidéré d’une société d’assainissement qui aurait vidangé les cuves de ses véhicules directement dans les écoulements des eaux pluviales à Lamorlaye, en amont de la rivière.

Les substances déversées – « une matière huileuse », toujours selon le quotidien – n’ont pas encore été clairement identifiées.

Plaintes en cascade

Profondément scandalisée, la municipalité a immédiatement décidé de porter plainte afin de faire payer la facture de la dépollution au professionnel indélicat.

« Ce type de comportement est totalement ahurissant et mérite d’être lourdement puni. La ville appliquera le principe du pollueur-payeur. L’ensemble des actions de dépollution sera facturé à l’entreprise, qu’il s’agisse d’une responsabilité collective ou individuelle. »

D’autres organismes devraient décider de se joindre à cette action en justice. À commencer par le gestionnaire et propriétaire du réseau, Suez. Des associations locales comme les sociétés de pêche ou des collectifs de défense de l’environnement pourraient se constituer parties civiles.

Crédit photos: Samopauser – AdobeStock.

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