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DANS L’OISE, LES CAROTTES N’ONT PAS LA CÔTE…

Le président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de l’Oise a mis en ébullition Twitter en publiant une photo représentant plusieurs tonnes de carottes bio qui n’ont pas trouvé grâce auprès des clients. Par ce tweet, Régis Desrumaux entendait dénoncer, à la fois, le phénomène de surproduction et les standards de consommation.

Les carottes d’Offroy, près de Grandvilliers, ont enflammé le réseau social lundi dernier lorsque Régis Desrumaux a publié le cliché d’une pleine remorque de légumes issus de l’agriculture biologique et qui visiblement n’étaient pas du goût des gastronomes.

Le président de la FDSEA y est allé d’un petit commentaire doux-amer. « On marche sur la tête, cette remorque invendue de carottes bio a été offerte gratuitement à une grande association qui a gentiment refusé car trop de terre. Hé bien pas grave, mes voisins et mes petites vaches vont se régaler », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Les réactions et les commentaires ne se sont pas fait attendre puisque le « post » a été relayé des milliers de fois, générant néanmoins des incompréhensions, ce qui a amené l’agriculteur à préciser sa pensée.

« 1. Les carottes m’ont été données en tant qu’éleveur je ne les produits pas. 2. Je ne voulais pas critiquer les associations mais plutôt dénoncer le fait qu’on demande aux agriculteurs plus de bio alors qu’il n’y a pas le marché en face. »

Bio mais moches…

L’éleveur de l’Oise a voulu ainsi dénoncer la surproduction dans l’agriculture bio ainsi que les habitudes des consommateurs qui délaissent les légumes non conformes au standard de la grande distribution alors même qu’ils sont de grande qualité.

« Le problème, c’est le gaspillage et les habitudes de consommation. Tout le monde veut des légumes calibrés et propres et le bio s’écroule. Là, ce n’est qu’une benne, mais il y a des centaines de tonnes qui ne sont pas vendues. La manière de consommer doit changer. Dans certaines régions, ce sont les pommes qui sont en trop. Ici, dans les supermarchés, nous avons pleins rayons de carottes venant d’Espagne. Je suis inquiet pour le marché du bio qui sature », a-t-il notamment déclaré à nos confrères du Courrier picard.

Crédit photos: Tweeter agriculteur gachis carottes bio.

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