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DE LA STATISTIQUE AU ROMAN HISTORIQUE ET RÉGIONAL

Je m’appelle François Lequiller et je viens de publier mon neuvième roman, Le loup du Cotentin. Comme on peut facilement le deviner à partir de l’image jointe, l’histoire se déroule pendant la Révolution française. Avant de vous donner envie de le lire, permettez-moi de me présenter. Je suis marié, j’ai deux enfants et quatre merveilleux petits-enfants.

Disons d’emblée que la première originalité de mes romans est qu’ils sont une œuvre de couple ! C’est mon épouse qui illustre tous mes romans ! On peut d’ailleurs voir ses magnifiques aquarelles sur www.francoiselisabeth.fr

Une deuxième vie de raconteur d’histoires

L’écriture de romans est une totale reconversion pour moi. J’ai fait une passionnante carrière à l’Insee et dans des organisations internationales économiques et j’avais même acquis une certaine notoriété dans ces milieux très sérieux. Alors, quand mes collègues ont appris que j’écrivais des romans, ils sont tombés de leur chaise. Surtout que mes livres n’ont rien à voir, mais alors rien du tout, avec mon métier d’origine. Au total, c’est simplement une deuxième vie. Chacun devrait avoir le droit d’avoir plusieurs vies.

Que dire de mon intention d’auteur ? À un journaliste qui voulait relier un peu artificiellement un épisode historique d’un de mes romans à un fait actuel, j’ai répondu que je ne fais pas des romans à message. Je me contente de raconter des histoires. Quand mes enfants étaient très jeunes, je leur inventais une histoire en rentrant du travail. Dans mes romans, je raconte des histoires aux adultes. Ils sont ainsi conçus pour être des « page turners » même si les lecteurs apprennent aussi pas mal de choses.

La phrase qui me revient souvent est d’ailleurs : « c’est très documenté ». J’espère qu’ils pensent aussi : « et bien romancé ! ». 

L’Histoire avec un grand H…

J’avais, pour mon premier roman, l’idée d’un polar. Mais, aujourd’hui, avec le recul de neuf volumes, je m’aperçois que ce qui structure profondément mes ouvrages c’est l’Histoire, avec un grand H. Mon premier roman, au-delà de son côté policier, se passe ainsi pendant « la guerre des haies », cette bataille de deux mois en plein Cotentin, moins connue que le débarquement de juin 1944 mais bien plus meurtrière. Ma première trilogie, une saga familiale, couvre tous les grands évènements du vingtième siècle, depuis la première guerre mondiale jusqu’à Mai 68 en passant par la crise de 29 et la seconde guerre mondiale.

Dans mon septième roman, on se retrouve en Argentine à la fin du dix-neuvième siècle, au moment de la « campagne du désert », quand une tribu amérindienne, les Mapuches, est massacrée. Dans mon huitième, on est plongé dans l’arsenal de Cherbourg, au début des années soixante, en pleine crise de Cuba. Dans mon neuvième, celui qui vient de paraître, on fait un saut de deux siècles en arrière, au paroxysme de la Révolution. 

… et le Cotentin comme décor grandiose

Outre l’Histoire, ma deuxième source d’inspiration est ma région de cœur, le Cotentin. J’y suis classé « écrivain régional » et j’en suis très fier. Toutes mes histoires sont enracinées dans cette magnifique presqu’île, bien que je n’en sois pas originaire. Y possédant une maison depuis vingt-deux ans, je commence à bien la connaître et je conseille chaudement à tous ceux qui ne l’ont pas encore visitée de le faire. La trame de mes récits provient de véridiques histoires locales.

Le loup du Cotentin, se passe même dans mon petit hameau. Cet ancrage me permet d’ajouter un riche contexte géographique à mes récits historiques. Les dizaines de kilomètres de plages sauvages de la côte ouest, les falaises de la Hague battues par les vents, le bocage si tranquille du Sud Manche ou la sombre lande des marais du centre du département forment un magnifique décor naturel. 

Quelques mots pour vous donner envie de lire Le loup du Cotentin 

Vous êtes plongés, en septembre 1792, en pleine Révolution, dans un petit village. Une adolescente est violée et étranglée. Un jeune et fringant officier de police de la ville voisine se jure de la venger. Son enquête va se heurter aux divisions politiques exacerbées entre les « ci-devants », les « sans-culottes » et les sages paysans et artisans provinciaux, républicains modérés.

Chacun de ces trois camps est personnifié par une figure haute en couleur : le camp contre-révolutionnaire par une fascinante égérie, prête à tout pour remettre la monarchie sur le trône ; le camp des radicaux, par un Danton local au petit pied qui profite de son pouvoir pour assouvir des désirs inavouables ; et le camp des modérés par une jeune mercière de Coutances, amoureuse et décidée à sauver son amant des griffes des sans-culottes régionaux. Ainsi, cette enquête, écrite comme un thriller, est le fil conducteur d’une plongée vivide, personnifiée et émouvante dans cette période extraordinaire qui a inspiré nombre de romanciers.

Pour moi, l’écriture de ce neuvième roman a été un défi : celui de comprendre cette complexité historique tout en la situant, non pas à Paris, mais dans un endroit reculé de la province. La Révolution vue par les paysans ! J’ai dit plus haut que ce sont des rencontres locales qui m’inspirent. Cela a été particulièrement le cas pour Le loup du Cotentin. En effet, c’est à l’occasion de la lecture fortuite d’une brochure écrite par l’ancien maire de mon village que j’ai appris qu’un petit Fouquier-Tinville local avait sévi dans le hameau dans lequel j’ai ma maison ! Depuis plus d’un an, je me suis donc plongé dans la Révolution ! Je n’ai lu que sur elle. J’ai visité les musées qui lui sont consacrés. Et j’ai appris énormément de choses, notamment sur les évènements locaux, comme le siège de Granville par les Vendéens. J’espère qu’il en sera de même pour mes futurs lecteurs. 

Quelques conseils à ceux qui veulent se lancer dans l’écriture

Parfois, on me demande des conseils. La première chose est qu’il ne faut pas écrire pour soi mais pour les autres. Sinon, il ne faut pas écrire un roman mais un journal intime. Quand le lecteur arrive à la fin d’un chapitre, il doit avoir envie de lire le suivant ! Donc, il faut un récit qui tienne la corde. Ainsi, si je fais des romans qu’on peut qualifier d’« historiques », il y a toujours un fil rouge dont le but est de maintenir le lecteur en haleine. Dans Le loup du Cotentin, le fil rouge est l’enquête sur le meurtre de l’adolescente.

La deuxième chose est d’avoir de la ténacité. Écrire, c’est du travail. Souvent, on me demande quand j’écris : le jour ? la nuit ? combien ? Je n’écris pas plus de deux heures par jour, mais régulièrement. Ce n’est pas toujours de gaieté de cœur. Mais je m’y astreins. La troisième chose est de ne pas avoir la grosse tête. Évidemment, tout romancier rêve (tout en, hypocritement, le critiquant) d’être autant vendu que Guillaume Musso. Mais, honnêtement, c’est une illusion. Car pour vendre beaucoup (sans parler de gagner de l’argent…), il faut être promu par un grosse maison d’édition. Et là, il y a un mur que seuls quelques rares privilégiés arrivent à franchir. 

J’ai vendu environ six mille volumes. Ce n’est donc rien par rapport aux best-sellers. Mais, pour moi, c’est déjà formidable car je vis comme un honneur, presque un privilège, le fait que quelqu’un se plonge dans une histoire que j’ai inventée ! Et que dire du bonheur de rencontrer un lecteur qui me demande instamment quand sort mon prochain. C’est pour cela que, à peine le neuvième publié, je commence déjà mon dixième… 

François Lequiller, auteur et romancier.

Crédit photos: François Lequiller.

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