Alors que les grandes agglomérations s’attellent à repenser les déplacements intra-urbains afin d’endiguer la saturation du trafic routier et d’apporter une réponse aux enjeux environnementaux, le ministère de la transition écologique et solidaire a annoncé un plan de 20 millions d’euros pour encourager la pratique du vélo.

Les citadins seraient-ils en passe d’abandonner petit à petit leur sacro-sainte « bagnole » ? D’après une étude de la communauté virtuelle Virtuo réalisée lors du déconfinement, une majorité d’habitants des grandes villes serait prêt à adopter de nouveaux modes de déplacements, plus durables, en particulier pour les courts trajets. Et les raisons sont multiples : les préoccupations environnementales comme la qualité de l’air, l’engorgement de certaines voies aux heures de forte affluence, la découverte de nouvelles solutions de mobilité partagée et connectée, le souhait de limiter les dépenses liées à l’utilisation d’un véhicule individuel dans la perspective d’une crise économique…

Parmi les alternatives au moteur thermique, la bonne vieille bicyclette pourrait bien faire un retour en force. À l’avant-garde dans le domaine, la capitale alsacienne et son réseau cyclable font partie des références en la matière. D’après une étude de l’Insee, plus de 15 % des Strasbourgeois utiliserait leur vélo pour faire le trajet domicile-travail. D’autres agglomérations comme Marseille tentent de rattraper le retard. La cité phocéenne a alloué une enveloppe de 100 millions d’euros afin de développer, d’ici 10 ans, 280 kilomètres de pistes réservés aux cycles.

Coup de Pouce Vélo, pour se remettre en selle…

À l’initiative du ministère de la transition écologique et solidaire, le Gouvernement a aussi enclenché la surmultipliée pour encourager les Français à chevaucher leur vélo. En partenariat avec la Fédération des usagers de la bicyclette (Fub) et dans le cadre du dispositif Alvéole, le dispositif Coup de Pouce Vélo prend en charge, à hauteur de 50 euros, la remise en état d’un vélo endommagé et inutilisé chez un réparateur référencé. L’opération offre aussi une séance d’accompagnement à l’usage de la bicyclette au sein d’un réseau de vélo-écoles. Enfin, les collectivités, les pôles d’échanges multimodaux, les établissements d’enseignement, les bailleurs sociaux et les résidences étudiantes peuvent bénéficier d’une prise en charge de 60 % des coûts d’installation de place de stationnement temporaires pour les vélos. Doté de 20 millions d’euros, cette opération se terminera le 31 décembre prochain.

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