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EN GUYANE, LE TAUX DE VACCINATION LE PLUS BAS DE FRANCE

La Guyane est aujourd’hui l’un des départements les plus menacés par la flambée de l’épidémie, notamment l’agglomération de Cayenne. Elle est aussi celui où la couverture vaccinale est la plus faible.

Le diagnostic a été posé le 22 août par Santé Publique France : la Guyane est le département de France où le taux de vaccination est le plus bas.

Certes elle est devancée de peu par la Martinique et la Guadeloupe : 20,5 % des Martiniquais de 12 ans et plus ont reçu  un « schéma vaccinal complet » (1 ou 2 injection suivant les produits) ; 19, 9 % des Guadeloupéens ; et 19, 5 % des Guyanais. S’agissant de la première injection seulement, le retard de la Guyane est plus important : 24, 1 %, par rapport à 26 % en Guadeloupe et 27,1 % en Martinique. Rappelons que la moyenne nationale est de 61, 5 % pour le schéma complet et de 70,6 % pour la 1ère injection.

Que les Antilles ne soient pas beaucoup mieux loties sur ce plan, ce n’est guère rassurant vu la situation sanitaire là-bas. Mais confrontés aux ravages de l’épidémie, leurs habitants ont commencé à surmonter leurs hésitations et à se rendre en plus grand nombre aux centres de vaccination.

Ce n’est pas le cas ici. Le plus important « vaccinodrome » du territoire, celui de Cayenne, avait vu sa fréquentation augmenter juste après l’annonce de l’obligation vaccinale. La ferveur est retombée. Le nombre d’injections moyen est redescendu et se situerait un peu au-dessus de 200 par jour.

Selon une projection réalisée par l’Agence régionale de santé (ARS), si la tendance restait la même, il faudrait attendre 2024 pour que la Guyane atteigne les 90 % de vaccinés parmi les 12 ans et plus, ce qui est considéré comme un seuil fiable pour bénéficier de l’immunité collective.

Des syndicats s’y opposent 

Les réticences viennent d’un peu partout, mais en premier lieu de mouvements et de syndicats qui mobilisent leurs troupes contre le vaccin et tout ce qui ressemble à une obligation. Ainsi, face à la résistance, le préfet a dû différer d’un mois l’usage du pass sanitaire.

Or, c’était précisément l’un des mesures qui poussaient les Guyanais à venir recevoir leur injection. Chaque samedi du mois d’août, on a ainsi pu voir les sections du l’UTG (Union des Travailleurs Guyanais) se mobiliser en nombre dans la rue autour de banderoles et slogans dénonçant à peu près toutes les mesures de protection et d’abord la pression mise en faveur du vaccin. Au premier rang, défilaient celles des personnels soignants.

Marins de passage

Selon un responsable du centre de vaccination, les personnes les plus fragiles, âgées et souffrants de comorbidités, seraient un peu plus convaincues de l’intérêt d’y venir. « Mais, pour elles, regrette-t-il, qui sont plus en danger, c’est huit mois de perdu. »

D’autres en profitent aussi, comme les marins étrangers qui font escale à Cayenne. Les bénévoles du centre les voient débarquer en groupe, parfois de 15 ou 20. Quand ils ne restent pas assez pour faire leur seconde injection, ils prennent rendez-vous pour leur prochain passage. La majorité d’entre eux viendraient du Vénézuela.

Ils ne font pas la fine bouche, parce qu’ils savent ce que à ça veut dire manquer de tout et surtout de soins et de médicaments.

Crédit photos: InfinitumProdux- Shutterstock.

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