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EN SEINE-ET-MARNE, LA PREMIÈRE MINISTRE CONFIRME LE RÉGIME DU « QUOI QU’IL EN COÛTE » POUR L’APPRENTISSAGE

Elisabeth Borne s’est rendue, le 24 juin, au Domaine Villages nature Paris, à Bailly-Romainvilliers. Sa visite avait un thème, l’apprentissage, dont ce domaine est un des piliers dans le secteur du tourisme. Et un but, garantir l’avenir de la formation des apprentis en pérennisant le dispositif « 1 Jeune, 1 emploi ».

Villages nature Paris, situé à Marne-la-Vallée à proximité de Disneyland, est une création de CenterParcs. Ce complexe touristique propose des séjours, entre campagne et forêt, sur le thème des activités nature, du jardinage, des animaux, mais aussi de la détente, avec un Aqualagon dont l’eau est à 29°.

Le domaine reçoit un public familial, avec lequel les apprentis se sentent à l’aise. En 2 ans, il en a formé 40. Puis, il y a eu une période compliquée, avec les aléas de l’épidémie et des confinements consécutifs. L’activité a pleinement repris depuis un an. Sur la dernière promotion d’apprentis, la moitié a été embauchée, soit en CDI soit en CDD. La direction prévoit d’en recruter 25 nouveaux à la rentrée prochaine.

Rappelons que l’apprentissage est une formation en alternance, où les jeunes, mineurs ou majeurs, suivent un double parcours, de formation avec des enseignements certaines semaines et de pratique professionnelle en entreprise les autres semaines. Ils bénéficient d’un contrat d’apprentissage et d’un salaire de base, qui se monte ici à 600 €, puis 700 € au bout d’un an.

Le succès du dispositif 

Avec la période estivale, jointe aux incertitudes provoquées par les élections législatives, les parties prenantes de l’apprentissage, les employeurs, les formateurs et les apprentis eux-mêmes, sont dans une période cruciale, celle des choix, et en même temps pleine de doutes.

Le volet du dispositif « 1 Jeune, 1 Emploi » qui lui est consacré a connu un vrai succès. Les bénéficiaires d’un contrat d’apprentissage sont passés de moins de 300 000 au début du quinquennat à plus de 700 00 aujourd’hui. Et 380 000 entreprises s’y sont impliquées.

L’efficacité est aussi au rendez-vous. En effet, 70 % des apprentis avaient trouvé un emploi dans l’année suivant la fin de leur formation.

La pérennisation de l’apprentissage

Tout en reconnaissant sa réussite « indéniable », la Cour des comptes a souligné récemment la dérive des coûts du dispositif. Selon  un récent rapport, le déficit de l’organisme de financement des Centres de formation des apprentis (CFA) devrait quasiment doubler, passant de 3,2 à 5,9 milliards d’euros. 

La Première ministre a tenu à rassurer tout le monde : « Investir dans la jeunesse est essentiel pour notre avenir, donc on le fait », a-t-elle dit. Elisabeth Borne a notamment précisé que les aides exceptionnelles versées aux entreprises, soit 5 000 euros pour mineur et 8 000 euros pour un majeur (jusqu’à 30 ans) seraient reconduites « à l’identique ».

En bref, l’avenir professionnel des jeunes est trop important pour que l’apprentissage ne bénéficie pas, à son tour, du « quoi qu’il en coûte ».

Crédit photos: Jacques Paquier CC BY 2.0.

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