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ÉTAT D’URGENCE EN GUADELOUPE, C’EST UNE QUESTION DE JOURS

Le gouvernement a déposé un amendement au projet de Loi sanitaire, en cours d’examen au Parlement, afin de réinstaurer l’état d’urgence sanitaire dans l’île. Ce pourrait être avant même la fin juillet.

Le secrétaire d’Etat à l’Enfance et à la Famille, Adrien Taquet, l’a annoncé ce mercredi 21 juillet au Sénat, lors de la séance des questions au gouvernement. Il l’a justifié par « la dégradation extrêmement rapide de la situation sur le territoire ». De fait, l’exposé sommaire des faits dressé par le gouvernement à l’appui de son amendement précise : « Doublement du taux d’incidence en 7 jours avec des perspectives clairement à la hausse, un taux de reproduction à 1,51, un schéma vaccinal complet à hauteur de seulement 15 % de la population et un taux d’occupation des lits en réanimation très élevé. »

Dès hier, le préfet de la Guadeloupe et l’Agence régionale de santé avaient relevé un taux d’incidence nettement supérieur au seuil d’alerte. L’accélération des vaccinations – 8200 personnes ont reçu une 1ère ou une 2ème injection la semaine passée – n’a pas suffi à rassurer les autorités.

Jusqu’au 30 septembre

L’examen de la loi sanitaire est ralenti par les avis contradictoires des parlementaires. Elle devrait cependant être adoptée d’ici le 1er août et promulguée dans la foulée. Mais l’épidémie ne se plie pas au rythme des débats législatifs. Devant l’urgence, le gouvernement va sans doute accélérer le pas. Adrien Taquet a aussi estimé très probable « un décret  qui permettrait l’instauration plus précoce de cet état d’urgence ».

Ce pourrait être le cas dès le prochain conseil des ministres, qui se tiendra le 28 juillet. Il serait instauré au moins jusqu’au 30 septembre.

Les effets de l’état d’urgence sanitaire

Cet état d’urgence permet au Premier ministre de prendre des décrets qui réduisent les libertés, notamment celle d’aller-et-venir et celle de se réunir. Parmi les dispositifs déjà expérimentés lors de cette crise sanitaire, il y a le couvre-feu, les limitations des déplacements, les autorisations nécessaires, les fermetures de lieux ou les jauges imposées.

C’est le régime dans lequel vivent la Martinique et la Réunion depuis la semaine dernière et qui est toujours appliqué en Guyane.

Crédit photos: Kwame Amo- Shutterstock.

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