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ÉVÈNEMENT LITTÉRAIRE EN SEINE-ET-MARNE : REMISE DU PRIX MARC ORLAN À VINCENT HEIN

Le prix Mac Orlan a été décerné à Vincent Hein pour « La Disparition de Jim Thompson », édité par Arléa. La remise du prix s’est déroulée à Saint-Cyr-sur-Morin, où se trouvent la maison du célèbre écrivain, devenue un musée, et aussi sa tombe.

Le prix Pierre Mac Orlan est, suivant les dernières volontés de l’écrivain, décerné chaque année depuis 2005 à Saint-Cyr-sur-Morin. Il a eu notamment pour lauréats François Vallejo, Bernard Giraudeau, Claudie Hunzinger ou encore Olivier et Jean Rolin. Il récompense un roman, récit ou témoignage de langue française, proche de l’univers de Mac Orlan et sorti dans l’année qui précède.

Le jury, présidé par Gilles Costaz, a choisi cette année Vincent Hein, 52 ans, psychanalyste et auteur de plusieurs romans ou récits, dont « L’Arbre à singes » distingué par le Prix littéraire de l’Asie. Après avoir vécu, enfant, en Côte d’Ivoire, il a passé une partie de sa vie en Chine. Il travaille aussi dans l’édition et collabore à des revues littéraires. 

Pour son dernier livre, il a choisi un personnage hors du commun, mystérieusement disparu en Malaisie en 1967. Jim Thompson, homme d’affaires américain alors âgé de 61 ans, à l’origine de la renaissance de l’industrie de la soie, vivait alors à Bangkok. Il a reçu, entre autres, Somerset Maugham et Truman Capote, dans sa somptueuse maison de Bangkok, dont la perfection et la collection d’arts asiatiques en ont fait plus tard un musée

Mais le héros du livre est aussi un ancien de l’OSS (Office of Strategic Services) et de la CIA (Central Intelligence Agency), qui lui a succédé. A l’époque, les USA sont engagés dans la guerre au Vietnam, qui impacte les pays voisins. Est-ce la cause de la disparition inexpliquée de Thompson ? Au fil d’une enquête subtilement romancée, l’auteur éclaire des aspects oubliés ou méconnus de l’histoire.       

Le refuge de Pierre Mac Orlan 

C’est en 1927, après la publication de « Le Quai des brumes », que l’écrivain et sa femme sont venus habiter dans la maison, située au hameau d’Archets. Cette ferme avait été acquise quelques années plus tôt par sa belle-mère. Entretemps, Pierre et Marguerite l’avait restaurée, avant d’en faire leur demeure et leur refuge.

Ils ne la quitteront que pour se réfugier dans le sud au début de la guerre et, plus tard, pour renouer quelques temps avec Montmartre, qui avait tant marqué leurs jeunes années. Ils y ont reçu en particulier bien des chanteuses et chanteurs célèbres, pour qui Mac Orlan s’était mis à écrire sur le tard, avec beaucoup de succès.

Il avait fait don de cette maison par testament à la commune de Saint-Cyr-sur-Morin. Restaurée, inscrite dans le réseau des Maisons d’écrivain, elle est ouverte aux visites. Et tous les premiers dimanches du mois, on peut la découvrir de façon vivante au plus près de l’œuvre de Mac Orlan. La comédienne Nicole Fallet et la compagnie Les Passeurs de l’Arche ont tiré de son roman « Marguerite de la Nuit » un spectacle d’une heure, avec sa demeure pour théâtre. 

Crédit photos : Plossu.

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