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GUADELOUPE : AIDES DE L’ÉTAT MAINTENUES ET PROPOSITIONS DES ÉLUS POUR SORTIR DE LA CRISE

Pour aider la Guadeloupe à sortir de la crise où l’a plongée le mouvement contre l’obligation vaccinale, le dispositif de soutien aux entreprises et aux professionnels est prolongé. Par ailleurs, le collectif des élus a rendu public ses propositions, qu’il entend négocier avec l’intersyndicale à l’origine de la contestation.

La crise sociale succédant à la crise sanitaire, les affaires des entreprises guadeloupéennes ne se sont pas arrangées. La circulation a été bloquée ou retardée provoquant un ralentissement de l’activité, comme un nouveau confinement. Et le couvre-feu s’est de nouveau installé dans le territoire, cette fois-ci pour des motifs de sécurité.

Des maux différents provoquant les mêmes effets, les entreprises ont encore souffert. Sans oublier celles qui ont vu, surtout les commerces, leurs locaux vandalisés, pillés, voire détruits. Le Gouvernement a décidé d’adapter aux circonstances le dispositif d’activité partielle. Celui-ci permet de verser des allocations aux entreprises, qui versent des indemnités aux salariés, lorsque les mesures sanitaires ou sécuritaires, cette-fois-ci, ont entraîné ou entraînent des fermetures ou une baisse d’activité.

Trois motifs donnent droit à ce dispositif adapté. D’abord, les restrictions imposées pour lutter contre l’épidémie  aux établissements recevant du public, ceci pendant la durée d’application de ces mesures. Ensuite, le couvre-feu de 18h à 5h du matin édicté pour le maintien de l’ordre public, ceci à partir du 19 novembre 2021. Enfin, les conséquences des barrages routiers et des atteintes aux biens et locaux professionnels, qualifiées de « circonstances exceptionnelles », ceci à partir du 15 novembre.

Dans les trois cas, les taux d’allocations et d’indemnités sont majorés de 70 %. Ce dispositif maintenu « à titre temporaire » est censé, dans tous les cas, s’achever au plus tard au 31 décembre 2021. En ce qui concerne les barrages routiers et les violences urbaines, on peut espérer ne pas les voir revenir dans l’immédiat.

Mais, sans faire preuve d’un pessimisme excessif, on peut craindre que les restrictions liées au covid ne se prolongent. Et sans doute, on est en droit de l’espérer, ce dispositif aussi.

Les propositions des élus

De leur côté, les élus travaillent à une sortie de crise qui ne soit pas que temporaire. Après avoir refusé les préalables mis par l’intersyndicale à des discussions communes, ils ont pris le temps de peaufiner leurs propositions présentées par thèmes.

Formés en collectif pour montrer leur unité et menés par un trio de présidents, celui de la région, celui du département et celui de l’association des maires, ils l’ont présenté lors d’une conférence de presse. Ils mettent l’accent sur l’emploi et la formation des jeunes, les problèmes récurrents de la distribution de l’eau.

Ils réclament évidemment un effort financier à l’Etat. Au chapitre santé, ils lui demandent aussi une forme de cogestion de l’ARS (Agence régionale de santé).

Les discussions avec les syndicats reprennent 

Ayant fait preuve de patience et de modération, le collectif des élus se retrouve en position de force. Il est vrai qu’il a été bien aidé par les pouvoirs publics, qui ont démantelé sans tambour ni trompette toutes les barricades entravant la circulation dans l’archipel. Privés de leur arme fatale, le mouvement dirigé par LKP et l’UGTG a bien dû reconnaître son isolement.

Pour en sortir, ses dirigeants ont renoncé à tout préalable avant de rencontrer les élus. Une première réunion devait avoir lieu aujourd’hui.

Crédit photos: Blue Planet Studio – AdobeStock.

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