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GUADELOUPE : COMMENT L’ÉCONOMIE RÉSISTE À LA CRISE

D’après l’IEDOM (Institut d’émission des départements d’Outre-mer), l’économie guadeloupéenne ne se porte pas si mal en dépit du contexte difficile. Au 3ème trimestre de cette année, la perte de croissance a été minime. Les dispositifs d’aide et de soutien ont joué leur rôle.

La dernière note de conjoncture de l’IEDOM concerne le 3ème trimestre, qui a été marqué par la brutale envolée de l’épidémie de covid. Cette 4ème vague de contaminations a provoqué un afflux d’hospitalisations et de nombreux décès, de même que des périodes de couvre-feu et de confinement strict.

En dépit de la crise sanitaire, l’indice du climat des affaires (ICA), qui donne la mesure de l’activité économique, n’a reculé que de 1,3 % par rapport au 2ème trimestre. 

En fin de trimestre, l’ICA s’établit à 99 points et se stabilise tout près de 100, sa moyenne sur le long terme. Si les entreprises sont parvenues à maintenir un volume d’activité relativement élevé, elles ont cependant dû faire face à un allongement des délais de paiement. Ce qui les a conduites à puiser dans leur trésorerie. Elles ont dû également faire face à la hausse des prix, notamment des matières premières, et à des difficultés d’approvisionnement, la demande mondiale étant boostée par la reprise. 

La crise a eu un impact évident sur les investissements. Dans ce domaine, c’est la prudence qui domine chez les chefs d’entreprise. Quant aux prêts garantis par l’Etat (PGE), ils continuent de s’accumuler, mais à un rythme plus ralenti. L’encours global des PGE, depuis mars 2020, a cru de 1,1 % ce trimestre et s’établit à 602 millions d’euros. 

La hausse des prix a aussi marqué le secteur des biens de consommation. Mais elle n’a pas ralenti les achats des ménages guadeloupéens. Les importations de biens non durables ont augmenté de 3,8 % en valeur, ainsi qu’en volume, avec correction des variations saisonnières (CVS).

Celles des biens d’investissement et des biens intermédiaires enregistrent des hausses respectives de 10,8 % et de 4,7%, d’un trimestre à l’autre, mais c’est dû avant tout au renchérissement des coûts.             

Les différents secteurs 

L’activité était bien repartie au début de l’été, grâce à l’assouplissement des mesures sanitaires, mais elle a été ensuite impactée par leur durcissement en fin de trimestre. Le tourisme en particulier a profité d’un beau début de saison en juillet. D’après l’aéroport, le trafic de passagers s’est accru de 81,3 % par rapport au 2ème trimestre, sans compter ceux en transit. Par ailleurs, les nuitées à l’hôtel étaient en hausse de 39,3 % par rapport à la même période. 

Le BTP restait à un haut niveau d’activité, avec des signes de ralentissement. Le secteur agricole et des industries alimentaires a été logiquement affecté par la crise sanitaire et le commerce encore plus.

Enfin celui des banques est resté quasiment stable, avec une légère progression de 0,2 % de l’encours sain de crédits et de 0,3 % des actifs détenus par les agents économiques.      

Crédit photos: Erhui1979 – GettyImages.

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