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GUADELOUPE : ET SI LES BARRAGES ROUTIERS AVAIENT BLOQUÉ LE VIRUS…

La Guadeloupe semble, pour l’instant échapper à la 5ème vague qui déferle sur la métropole. Les récentes données sanitaires y montrent une circulation ralentie du virus. Il se pourrait, d’après des responsables de la santé, que le mouvement social n’y soit pas pour rien, parmi d’autres facteurs.

Depuis plusieurs jours, le taux d’incidence, calculé sur une semaine, se situe en Guadeloupe juste autour du seuil d’alerte, fixé à 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Pour ce même taux, la moyenne nationale est en ce moment à 508. En Guyane, il dépasse les 100 et en Martinique, il grimpe à 168.

Pourquoi cette exception en Guadeloupe ? Pour différentes raisons, dont, d’après des observateurs patentés, le mouvement contre l’obligation vaccinale lorsqu’il a débordé dans les rues. Les barrages routiers, en bloquant la circulation, ont aussi gêné celle du virus, car les habitants ont été contraints de limiter leurs déplacements et leurs contacts

C’est une illustration de plus de ce qu’on nomme « l’ironie du sort ». Elle tient à l’ambivalence de tout ce qui arrive. Le mouvement contre la vaccination favorise l’expansion du virus en dissuadant des personnes de se protéger, mais il la contrarie quand il les empêche de se rencontrer.

Cet effet a été considérablement accentué par le couvre-feu strict décrété par les autorités. Il était destiné à limiter les affrontements autour des barrages, mais aussi à réprimer les émeutiers, les incendiaires et les pillards qui avaient saisi cette occasion d’exercer leurs talents. Le couvre-feu fait d’ailleurs partie de l’arsenal des mesures sanitaires mises en œuvre contre l’épidémie.         

L’immunité collective 

Autre facteur évoqué par des médecins, le pic de contamination vécu par la Guadeloupe lors de la meurtrière 4ème vague l’été dernier. Le taux d’incidence avait alors atteint le chiffre record de  2 343,9. Ce qui a fait d’abord beaucoup de victimes. Rien qu’à l’hôpital, 550 personnes sont décédées du covid dans cette période. 

Mais ce qui a aussi engendré de très nombreuses contaminations, sans doute bien au-delà de celles qui ont été recensées. Les déplacements sont loin d’être toujours faciles dans l’archipel. De ce fait, certaines personnes  ne se sont pas fait dépister. De plus, cet épisode a touché des  davantage de jeunes qui ont pu rester asymptomatiques et ne pas se faire tester. 

Résultat, il y a sans doute en Guadeloupe plus de personnes qui ont des anticorps à opposer au covid, sans qu’elles-mêmes ni personne ne le sache. Ce qui favorise ce qu’on appelle, avec exagération, « l’immunité collective ». Il s’agit en fait d’une protection commune accrue contre la circulation du virus. Là encore, on peut y voir une forme d’ironie macabre, car au prix de nombreux morts, les autres sont mieux protégés.

Mise en garde 

Il ne faut pas s’arrêter aux données rassurantes du moment, mettent en garde les autorités. Manifestement, le covid aime jouer aux montagnes russes. Il peut monter très haut et, suivant les mesures prises, redescendre très bas, ce qui ne le gênera pas pour grimper à nouveau vite et fort.

Près des deux tiers des Guadeloupéens de plus de 12 ans ne sont pas ou pas encore complètement vaccinés. Même si un certain nombre d’entre eux disposent en fait d’anticorps, comme évoqué plus haut, cela fait tout de même beaucoup trop de victimes potentielles pour une probable prochaine vague.        

Crédit photos: Alphaspirit_AdobeStock.

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