Nos régions
Carte de la France - Grand-Est
Carte de la France - Bourgogne-Franche-Comté
Carte de la France - Île-de-France
Carte de la France - Occitanie
Carte de la France - Haut-de-France
Plus

GUADELOUPE : LA NOUVELLE FACTURATION POUR L’EAU COMMENCE

Un moment très attendu par les consommateurs après la faillite du système de distribution. Les premières factures arrivent ces jours-ci pour la moitié des abonnés guadeloupéens, qui espèrent que le nouveau syndicat mixte ne va pas reproduire les errements de l’ancien.

On l’appelle le syndicat mixte, parce qu’il regroupe différents niveaux de collectivité. Son vrai nom est le Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG).

Il a été créé par la loi du 29 avril 2021 pour remplacer l’ancienne structure, éclatée entre différents syndicats intercommunaux minés par les conflits, l’impéritie et la corruption. Il couvre l’ensemble du territoire, même si neuf communes (les 3 de Marie-Galante et 6 autres de Basse-Terre, dont Lamentin et Deshaies) ont préféré conserver leurs structures antérieures, sans doute moins mal gérées, qui font office d’opérateurs pour le SMGEAG et d’intermédiaires entre lui et les consommateurs.   

Installé le 1er septembre, le syndicat mixte a paré au plus pressé. Il fallait d’abord résorber les fuites les plus importantes qui dilapidaient jusqu’à 60 % de l’eau distribuées sur différents réseaux. Ce qui entraînait à la fois des coupures, parfois très longues, et des facturations astronomiques et fantaisistes adressés un certain nombre d’abonnés. 

Autant dire que les premières factures de la nouvelle structure territoriale sont attendues avec vigilance, voire circonspection, par beaucoup de Guadeloupéens. Le SMGEAG a donc pris les devants,  en tenant une conférence de presse vendredi dernier, pour bien préciser les choses. La période couverte par cette première facturation va de septembre à décembre 2021. Par la suite, les consommateurs recevront 3 factures par an, couvrant chacune une période de 4 mois. Les tarifs, qui vont de 2 à 5 € le m3 suivant l’ancien opérateur, vont rester pour l’instant inchangés. 

Le nouveau syndicat a repris toutes les données, informations et chiffres des anciennes structures et ainsi reconstitué un fichier complet de tous ses clients avec l’historique des consommations. Mais il ne reprend pas et ne s’occupe pas des anciennes factures. Sa mission commence au 1er septembre et ne concerne pas l’avant. Les factures qui traînent, les impayés, les contestations nombreuses sont à voir avec les impôts, qui adressent les relances, fondées ou non. Il est toujours possible pour un consommateur de s’adresser au médiateur de l’eau, à qui tous les opérateurs doivent répondre, via son site mediation-eau.fr.    

Les mesures complémentaires

A terme, d’ici quelques mois, les 176 000 abonnés auront reçu leur facture. Celle-ci sera accompagnée d’une brochure explicative. Pour éviter problèmes et contestations, un vaste programme de 1,5 million d’euros a été lancé pour remplacer les compteurs d’eau.

Pour faciliter les contacts, le service en ligne smegeag.fr sera opérationnel ce mois-ci et un numéro de téléphone unique mis à la disposition des usagers. 

Le prochain objectif du syndicat mixte est d’atteindre un niveau de réparation des fuites qui permette d’espacer puis de mettre fin aux « tours d’eau ».

Le débit devient parfois si faible que, pour éviter que les mêmes soient toujours privés d’eau, on ferme certaines parties du réseau pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours… Ce sont les « tours d’eau » que les Guadeloupéens affectés ne supportent plus. Le SMGEAG promet leur disparition d’ici la fin de 2023.    

Crédit photos: Sidsnapper – GettyImages.

Vous souhaitez vous exprimer sur un sujet ?

Comment devenir contributeur

Sur le même sujet