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GUADELOUPE : OBLIGATION VACCINALE REPORTÉE POUR SORTIR DE L’IMPASSE

Ce 15 septembre, débutait pour les professionnels de santé le régime de l’obligation vaccinale. Devant la résistance des intéressés, l’ARS (Agence régionale de santé), avec l’accord du préfet, a renvoyé à début octobre une « première phase de rappels pédagogiques » et à plus tard les phases suivantes » plus strictes », mais « progressives ».

Le gouvernement a perdu son épreuve de force contre les personnels hospitaliers de Guadeloupe. Comment pouvait-il en être autrement ? Au détour d’une interview du directeur général du CHU, Gérard Cotellon, sur Guadeloupe la 1ère, on apprend que « 75 à 80 % des personnels sont récalcitrants » à se faire vacciner. Suivant les termes de la loi, il aurait fallu les suspendre et se passer d’eux pour faire fonctionner le CHU. Il emploie tout de même 3 500 personnes…

Pour sortir de l’impasse, il n’y avait qu’une chose à faire : différer l’application de la mesure. La directrice de l’ARS et le préfet ont attendu le dernier moment et, sans doute, des instructions précises de Paris, c’est-à-dire le mardi soir 14 septembre, pour l’annoncer.

L’obligation vaccinale, instaurée par la loi du 5 août 2021, vise à éviter aux soignants d’être contaminés et indisponibles, mais aussi de contaminer un soigné ou de diffuser le virus à l’extérieur. Elle leur impose dans un 1er temps d’avoir reçu une première injection et, au bout d’un mois, un « schéma vaccinal complet ». Faute de s’y plier, leur contrat de travail serait suspendu sans rémunération.

En Guadeloupe, ce dispositif a donc été renvoyé à des jours meilleurs. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait lui-même ouvert la voie le 26 août dernier, en évoquant lors d’un point de presse le report de son application en Outre-mer. Et dès le 30 août, le préfet de la Martinique l’avait acté en recevant l’intersyndicale du CHU de Fort-de-France.

Le nouveau calendrier

La date butoir est donc passée aux oubliettes. Suivant les annonces de l’ARS et de la préfecture, le début de l’application est fixé au mois d’octobre.

Durant la première semaine, il s’agira seulement de délivrer des « rappels pédagogiques ». Ensuite, un calendrier précisera les « phases de vérification », qui seront « mises en œuvre en fonction des étapes d’allègement des mesures de freinage de l’épidémie ».

En fait, l’obligation vaccinale sera mise en œuvre le jour où il y aura suffisamment de personnels vaccinés et beaucoup moins de patients hospitalisés, notamment en soins intensifs, pour que le CHU puisse fonctionner malgré les contrôles et les sanctions.    

Saint-Barth à part 

Saint-Martin est sur la même voie. Mais Saint-Barth, où l’épidémie est sous contrôle, a un traitement à part. L’obligation vaccinale y sera appliquée la semaine prochaine, à partir du lundi 20 septembre, sous le contrôle de l’ARS et de la Sécurité Sociale.

C’est un message envoyé à tous les personnels de santé : une fois l’épidémie enrayée, l’application sera la même sur tout le territoire français. Il en va de la capacité du système de santé à affronter une éventuelle 5ème vague, du variant Delta ou d’un autre encore plus nocif.

Crédit photos: Ridofranz- Gettyimages.

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