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GUYANE : AIDE EXCEPTIONNELLE À L’AGRICULTURE GUYANAISE

Le ministre de l’Agriculture s’est engagé, au terme d’une réunion avec la CTG (Collectivité territoriale de Guyane) et la Chambre d’Agriculture à verser 2 millions d’euros supplémentaires pour aider la filière agricole à se développer. Une filière qui ne manque pas d’ardeur et d’ambition, en particulier dans le domaine de l’élevage pour la viande.

A cette réunion se trouvaient notamment Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture, Gabriel Serville, le président de la CTG et Jean-Yves Tarcy, le président de la Chambre d’Agriculture de Guyane. Les 2 millions promis viennent compléter 2,5 millions d’euros versés en 2018, au titre des « Accords de Guyane » signés l’année précédente, et destinés à consolider l’encadrement technique et administratif du secteur.

Le programme afférent, prévu jusqu’à décembre, sera ainsi prolongé jusqu’en septembre 2022. Cette aide servira notamment à l’emploi de techniciens dans différentes productions.

Parmi ces dernières, l’élevage local s’est fixé pour objectif de répondre de mieux en mieux à la demande locale, pour réduire d’autant les importations de viande. Il y a encore du chemin à faire. Les Guyanais consomment en moyenne 60 kg de viande par an et par personne. A 85 %, il s’agit de volaille et de porc. Ces deux productions sont particulièrement déficitaires. Seuls 3 % des poulets dévorés ici sont élevés sur place. Et 15 % seulement du porc consommé provient du territoire. Pour la viande bovine, on atteint les 25 %.

Ce n’est pas qu’un vœu pieux, la filière s’en donne les moyens en organisant par exemple chaque année depuis 6 ans un « mois de la viande », locale évidemment. Celui-ci fait aussi place à d’autres productions animales, tels les œufs et le miel. Cette année-ci, il a débuté par un « e-salon de l’élevage », offrant aux Guyanais de participer via internet à la rencontre avec des éleveurs. Il donne lieu, du 5 au 27 novembre, à des animations, journées portes ouvertes, ateliers et même à des interventions dans les écoles.

L’Interprofession de l’élevage et viandes de Guyane (INTERVIG) se félicite des résultats de 6 ans d’expérience. « Notre activité a augmenté de 10 % depuis le lancement », avance le président.

Un cheptel en croissance  

Autre satisfaction, le cheptel bovin a doublé en 10 ans. La production guyanaise de viande de bœuf ou de buffle a connu, bien sûr, une croissance identique, dépassant les 600 tonnes en 2020. Sur la même période, la production locale de viande de porc s’est accrue d’une centaine de tonnes. Les ovins sont à la traîne. Bien qu’ayant triplé, la production  de viande de mouton, d’agneau et de chèvre, tout confondu, se limite à 13 tonnes durant la même période.

Pour atteindre l’objectif de l’autosuffisance, la course est lancée, mais le défi est immense. Suivant des experts économiques, le marché alimentaire doit doubler en 20 ans et profiter notamment à l’élevage.

A condition toutefois de surmonter quelques obstacles, dont le principal est sans doute l’isolement des zones agricoles dû au manque d’infrastructures. Ce problème-là, sans doute sous-estimé dans les « Accords de Guyane », n’est pas près d’être réglé.

Crédit photos: Eric Valenne geostory – Shutterstock.

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