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GUYANE : LES LEÇONS DU VOYAGE DE BARBARA POMPILI EN GUYANE

La ministre de la Transition Ecologique a passé 5 jours dans le territoire, du 29 janvier au 2 février. Un voyage qui s’est révélé vraiment instructif, au fil de ses visites et de ses rencontres, de Maripasoula jusqu’à Cacao.

Au milieu de ce voyage, la ministre a tout de même connu un léger contretemps. En raison de la météo, l’hélicoptère n’a pas pu l’emmener, avant-hier, à Saint-Georges de l’Oyapock. Elle devait inaugurer la centrale électrique Abiodis, qui fonctionne avec la biomasse, c’est-à-dire en brûlant des déchets de bois. Grâce à la chaleur produite à partir de cette ressource durable, la vapeur mise sous pression entraîne la turbine qui produit l’électricité.      

Barbara Pompili aurait été en plein dans son domaine ministériel. Heureusement, elle a pu se rattraper le lendemain à Cacao, en procédant à l’inauguration, même si elle fonctionne déjà, d’une autre centrale à biomasse, opérée celle-ci par Voltalia. En exploitant 60 000 tones de bois par an, celle-ci doit fournir l’électricité à 16 000 foyers dans la commune de Roura et autour. 

Mais, au cours de ce séjour, bien d’autres questions ont requis son attention. Toujours dans le domaine de l’énergie, elle a avalisé le projet vieux de 10 ans d’une centrale hydraulique au fil de l’eau pour alimenter la région de Maripasoula, dans le Haut-Maroni.

Elle doit être construite, elle aussi par le groupe Voltalia, sur le fleuve Inini, à hauteur de Saut Sonnelle. La ministre a signé l’arrêté qui garantit le rachat du courant produit au maximum légal et sécurise ainsi les investissements. En revanche, sur le dossier de la future centrale de Larivot, Barbara Pompili a semblé tourner le dos à la transition écologique. Elle a déclaré : « Il faut la faire ».

Celle-ci est pourtant attaquée par des associations de défense de l’environnement, à qui la justice vient de donner raison deux fois de suite, en attendant que le Conseil d’Etat se prononce. Elle doit remplacer la vieille centrale au fioul de Dégrad des Cannes, obsolète et très polluante, au sujet de laquelle la ministre a dit : « Plus vite on la ferme, mieux c’est ! »     

Une accumulation de problèmes 

Lors de sa visite sur le Haut-Maroni, la ministre de la Transition Ecologique a été confrontée à bien d’autres problématiques. On lui a, par exemple, parlé des difficultés du traitement de déchets.

On arrive aujourd’hui à les réduire, grâce à des systèmes de presse à balle, mais pas vraiment à les stocker de façon saine et encore moins à les évacuer. Pour ça, on lui demande de réamorcer le projet d’une route le long du Maroni, qui permettrait aussi de désenclaver Maripasoula, qu’on ne rejoint que par avion ou en pirogue.

L’orpaillage est un sujet d’inquiétude constant. Les autorités et les habitants peuvent compter sur les militaires, armée et gendarmerie, pour traquer les « garimpeiros » et limiter leurs activités nocives. Les gendarmes, eux-mêmes, mettent l’accent sur l’efficacité des moyens aériens dans cette  poursuite infernale. Il en faudrait plus, bien sûr. A la dimension de la Guyane, les premiers obstacles sont toujours des problèmes de logistique.   

Crédit photos: Pmau CC BY-SA 4.0.

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