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LA CRÈCHE DE NOËL POURRA PRENDRE SA PLACE À LA MAIRIE DE MELUN

La Fédération des libres penseurs de Seine-et-Marne avait réclamé, au nom de la laïcité, que la ville de Melun ne puisse pas installer une crèche de Noël à la mairie. Le tribunal administratif l’a déboutée et condamnée à verser 1 500 euros à la municipalité qu’elle attaquait.

Le contentieux n’est pas nouveau. Il y a dix ans, la Fédération des libres penseurs de Seine-et-Marne avait déjà déposé une requête en ce sens. Elle avait perdu en première instance en 2014, mais gagné devant la cour d’appel administrative en 2015 et pensé triompher au Conseil d’Etat en 2016. 

Aussi, c’est le cœur léger que les sourcilleux défenseurs de la laïcité avaient déposé un nouveau recours en référé contre la réapparition de la crèche à Melun, cette fois-ci sous le proche de la mairie. Le tribunal administratif leur avait donné raison en janvier, en condamnant la ville à leur verser 800 euros, sans autre suite car la crèche avait été démontée fin décembre.

L’examen sur le fond de l’affaire avait été renvoyé à l’audience du 14 juin dernier. Et là, à la surprise des plaignants, le rapporteur public rappelait que la précédente décision du Conseil d’Etat n’était pas sans nuances et qu’elle jugeait acceptable les crèches mises « dans un cadre artistique, culturel ou festif ».

Selon elle, en installant sa crèche de Noël sous le porche, entre sapins et bonhomme de neige, la municipalité lui avait de fait donné un « caractère festif ».       

Condamnation 

Le tribunal administratif a rendu sa décision ce mois-ci. Il a suivi le rapporteur public et débouté la Fédération de sa requête. Il l’a aussi condamnée à verser 1 500 euros à la ville, ce qui est 4 fois moins que la somme fixée par le rapporteur. Mais en janvier, à l’occasion du référé, c’est la ville qui devait lui payer 800 euros. On assiste donc à un renversement complet de la décision initiale.A la mairie, on se dit soulagé de cette décision, qui reconnait que la crèche n’avait pas de caractère religieux.

Et d’ajouter, avec un peu de fiel, qu’il est « dommage de devoir mobiliser la justice et l’argent des Melunais » pour une telle affaire. Etonnés et déçus du revirement du tribunal, les représentants de la Fédération avaient l’air un peu déboussolés et ne savaient pas s’ils iraient pus loin. Ils ont évidemment la possibilité de saisir la cour d’appel administrative, qui leur avait donné raison il y a 7 ans.   

Crédit photos: John Twynam – GettyImages.

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