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LA POLLUTION LUMINEUSE CONTINUE À TOULOUSE MALGRÉ LE CONFINEMENT

Pour l’association pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes la réponse est oui : l’association ANPCEN a décerné 574 labels “Villes et villages étoilés” depuis 2009 et est à l’origine de plusieurs lois pour limiter la pollution lumineuse en France. En réalité, le sujet n’est pas nouveau : le décret qui interdisait aux […]

Pour l’association pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes la réponse est oui : l’association ANPCEN a décerné 574 labels “Villes et villages étoilés” depuis 2009 et est à l’origine de plusieurs lois pour limiter la pollution lumineuse en France.

En réalité, le sujet n’est pas nouveau : le décret qui interdisait aux enseignes d’éclairer leur vitrine entre 1 heure et 6 heures du matin a été adopté en 2012 avant d’être reporté de 6 ans. Déjà en 2018, la présidente de l’ANPCEN Anne-Marie Ducroux interpellait les pouvoirs publics sur RTL : « On a réussi à faire inscrire la pollution lumineuse dans quatre lois, nous demandons en urgence la mise en application immédiate de cette mesure, et un contrôle effectif« .

Deux ans après, aucune mesure ni contrôle n’a été effectué : résultat les enseignes continuent d’allumer leur vitrine toute la nuit pour des visées avant tout publicitaires.

Les conséquences de l’excès d’éclairage artificiel ne se limitent pas à la privation de l’observation du ciel étoilé. Elles sont aussi une source de perturbations pour la biodiversité (modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de reproduction, des migrations…) et représentent un gaspillage énergétique considérable” déplore le Ministère de la transition écologique.

Une position partagée par le collectif antipub de Toulouse qui rappelle que cette pollution lumineuse menace “la faune, la flore et la santé humaine”. Ils ont demandé à la mairie de Toulouse de respecter la loi en imposant un cadre plus restrictif à travers le règlement local de publicité.

Aujourd’hui en France, plus de 3.5 millions d’enseignes éclairent la nuit.

Ni le décret adopté il y a plus de 8 ans, ni le confinement actuel n’auront eu raison de ces pollutions lumineuses dont l’intérêt publicitaire prime sur la protection de notre environnement.

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