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LA SÉCHERESSE IMPACTE LA SEINE-ET-MARNE, LES CULTIVATEURS EN PREMIER LIEU

Rarement pour un mois de juillet, il est tombé aussi peu de pluie en Seine-et-Marne. Cette sécheresse a plusieurs conséquences, non seulement pour les alertes et les restrictions, mais aussi pour les plantes et les récoltes. Les premiers à la subir sont les agriculteurs, qui voient les rendements baisser et les risques d’incendies augmenter.

Avec, en moyenne, 23,6 mm d’eau de pluie par m², le mois de juillet 2022 n’est pas le plus sec qu’ait connu le département. En 2020, il n’était tombé que 10,1 mm, mais 74,1 mm l’an dernier, suivant les relevés de Météo France. En fait, on retrouve, à peu de choses près, l’étiage de 2019, qui avait déjà causé pas mal de problèmes aux cultivateurs. Car, c’est deux fois moins que la moyenne des précipitations mesurée depuis 10 ans en juillet.

Certes, si l’on en croit le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, la moyenne nationale pour ce mois-là est encore bien plus basse, un peu en-dessous de 8 mm. Mais les régions tempérées, comme l’Ile-de-France n’y sont ni habituées ni prêtes. En Seine-et-Marne, plusieurs bassins ont été déjà placés en « alerte » ou en « alerte renforcée », avec ce que cela implique comme limitations, voire interdictions, de différents usages de l’eau.

Pour les plantes et donc pour ceux qui les cultivent, la canicule amplifie les effets de la sécheresse. Durant le même mois, l’ensoleillement en Seine-et-Marne a atteint 320 heures, un record semble-t-il. Cela augmente à la fois la température du sol et l’évaporation de l’eau. Les cultures n’y sont pas préparées et les variétés habituelles, pas adaptées.   

Les conséquences pour les agriculteurs

Le manque d’eau a évidemment pour principal effet de bloquer le développement des plantes, ce qui a un impact évident sur les rendements. Celui des céréales est évalué en moyenne, en Seine-et-Marne, autour de 80 quintaux à l’hectare. Il devrait être le plus souvent inférieur, voire très inférieur, sauf dans le nord du département, qui aurait bénéficié de conditions moins défavorables. 

Une des répercussions plus inattendue de la sécheresse est le risque d’incendie accru, pas seulement en forêt, mais jusque dans les champs. En juillet, 2,5 hectares ont brûlé début juillet à Montereau-sur-le Jard. Un peu plus tard, à Annet-sur-Marne, ce sont 31 hectares qui sont partis en fumée.

La violence de l’incendie a atteint des pavillons en bordure du village. L’un d’eux a été détruit et un deuxième, gravement endommagé. Les autres ont vu leurs jardins, haies et palissades plus ou moins atteints, mais ont été protégés du feu, dont les pompiers sont venus à bout. 

Le plus souvent, le départ de feu viendrait d’une moissonneuse-batteuse. Il suffit d’une étincelle, le choc d’une lame sur une pierre, pour enflammer la paille surchauffée. Les cultivateurs doivent redoubler d’attention, car leur meilleur instrument pour les moissons peut, en un instant, devenir leur pire ennemi.  

Crédit photos : Mr Morton – Getty Images.

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