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LA VILLE DE MELUN FAIT PLUS DE PLACE AU VÉLO, MAIS ELLE Y VA MOLLO

Le conseil municipal de Melun a adopté, la semaine dernière, son « nouveau plan vélo ». Il prévoit des pistes cyclables supplémentaires, des parcs de stationnement et un effort « d’apprentissage des usages du vélo ». Les groupes d’opposition ont, chacun suivant sa sensibilité, soulevé beaucoup d’objections.

Le maire, Louis Vogel, a confié au conseiller municipal chargé des « mobilités douces », Michel Robert, le soin de présenter ce nouveau plan. Celui-ci couvre les années de 2022 à 2026, qui sera la dernière du mandat de l’actuelle municipalité. L’élu s’est placé dans la continuité des efforts engagés dans ce sens depuis une vingtaine d’années. D’après lui, les réalisations successives ont déjà abouti à « 18 kilomètres d’aménagements cyclables sur Melun ».

Le plan voté prévoit d’en ajouter 15 km. L’essentiel viendra de 8 « nouvelles bandes cyclables », comme il les appelle. Il y aura une convergence de 4 d’entre elles au nord-est : avenue du Gl Patton, avenue Georges Pompidou, avenue du 13ème Dragon et rue Emile Leclerc. Il y en aura une autre rue de Sampigny. Et puis, une enfilade de 3 pistes à l’ouest : rue Crevoulin, rue des Petites Fabriques et rue d’Estienne-d’Orves. 

A cela, devraient s’ajouter 5 km, escompte l’élu. Il mise sur les aménagements que doit réaliser le département autour du Tzen, une ligne de bus en site propre qui doit desservir la gare de Melun. C’est pourtant un sujet qui alimente les controverses entre la ville et les autres collectivités territoriales. Melun compte aussi sur un coup de pouce de la Communauté d’agglomération… que préside Louis Vogel. 

Objections multiples

L’opposition ou plutôt les oppositions, puisque deux autres listes ont obtenu des élus aux dernières élections, ont soulevé tour à tour des objections. La représentante de Réinventons Melun, menée par LR, aurait voulu bon coup de frein. Selon elle, ce plan ne viserait qu’à « satisfaire la culture du vélo, sans prendre en compte la sécurité des usagers », alors même que les pistes existantes se révèlent « accidentogènes ». Conclusion, la majorité ferait mieux de mettre la pédale douce.

A l’inverse, le groupe des conseillers de gauche souhaiterait passer la vitesse supérieure. D’après sa porte-parole, « il n’y a pas de place pour tout le monde » avec les piétons, les vélos et les transports en commun en concurrence avec la voiture. Pour faire plus de place au vélo, il faudrait donc « supprimer des voies de circulation et des places de stationnement ».

Des enjeux qui dépassent la vie locale 

Pour défendre son plan, le promoteur des « mobilités douces » réplique aux uns qu’il y a d’énormes enjeux qui justifient ces choix, comme le climat, les problèmes énergétiques et (les problèmes posés par) la circulation automobile ».

Aux autres, il assure vouloir « la cohabitation » entre les différents modes de déplacement, en ayant aussi bien le souci de la santé publique que de l’économie. A tous, il précise que le plan sera « adaptable et évolutif ».   

Crédit photos: Léo Patrizi – GettyImages.

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