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L’ANCIEN MINISTRE YVES JÉGO DÉNONCE LE GIGANTISME DES JO DE PARIS

Ancien maire et député de Montereau-Fault-Yonne et ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer dans le gouvernement Fillon, le bouillonnant centriste a trouvé un nouveau cheval de bataille : il dénonce la façon dont s’organisent les Jeux Olympiques 2024 à Paris, en particulier leur coût et leur impact sur l’environnement.

Yves Jégo a lancé ses premières critiques publiques sur la chaîne de télévision CNews. Puis, il les a renouvelées et étoffées dans une interview donnée à la République de Seine-et-Marne. Il explique avoir été, à l’origine, alerté par un rapport de la Cour des comptes.

Celle-ci aurait, entre autres, soulignée l’inadéquation des mesures de sécurité par rapport à l’ampleur de la tâche et à l’évolution des menaces. Et de rappeler le fiasco de la dernière finale de la Ligue des champions au Stade de France. 

La question qui le turlupine est d’abord celle du financement. Il estime déraisonnable de « dépenser 4 milliards pour 3 semaines de fête ». C’est le budget du COJO (Comité d’organisation des Jeux Olympiques), qui ne prend pas en compte les infrastructures, mais celles-ci sont pérennes et serviront à autre chose après. 

Il voudrait que soient « recalibrés » les évènements les plus coûteux et compliqués, notamment la cérémonie d’ouverture. Celle-ci doit se dérouler sur la Seine et concentre les objections. « Cela va coûter très cher en moyens humains et en argent, argumente l’ancien ministre, et ce n’est pas très bon pour la planète ».

Préoccupations écologiques

Une seconde question nourrit son opposition, celle de la défense de l’environnement et du contraste avec décalage avec l’envergure pharaonique des JO. « Il faudrait réfléchir, dit-il, sur de nouveaux modèles qui ne coûtent pas forcément chers et qui prennent mieux en compte l’environnement. »

Il appelle de ses vœux « des manifestations plus sobres et moins dépensières, plus dans la proximité que dans le gigantisme. »

En cela, centriste venue du RPR, il se rapproche des réflexions et des critiques formulées par les écologistes. Mais ce n’est pas une surprise. Yves Jégo a œuvré avec Jean-Louis Borloo, qui fut l’organisateur du Grenelle de l’environnement et dont il a accompagné les dernières tentatives, avant qu’il ne se retire de la vie politique.

Il a d’ailleurs fait de même il y a 4 ans, en expliquant alors vouloir s’impliquer dans le « développement durable en dirigeant une belle start-up innovante dans le secteur de la transition énergétique, afin d’être le plus utile possible pour l’intérêt général ».

Liberté de parole

Il a dû regretter, un moment, son départ de la vie publique, puisqu’il s’est représenté aux municipales de 2020 à Montereau-Fault-Yonne, mais en vain. Il s’en félicite aujourd’hui, précisant que « le retrait de mes principaux mandats me donne la force de ne plus faire de politique politicienne ». Il sait bien qu’en disant cela des JO, il prend l’opinion à rebrousse-poil.

« Les réactions ont été mitigées, reconnaît-il. Je ne veux pas créer la polémique, mais je suis très à contre-courant de l’opinion. » Mais tout ce qui lui importe, c’est, dit-il, « de m’exprimer librement, à titre de citoyen, mais aussi en tant qu’ancien ministre. »  

Crédit photos: Thomas Dutour – AdobeStock.

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