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LE DOUBLE JOB DU SALARIÉ AIDANT

Un certain nombre d’entre nous sera un jour amené à devoir s’occuper d’un proche âgé en perte d’autonomie. Pas forcément par contrainte ou devoir, peut être aussi par envie. Le problème, c’est que cette mission s’ajoute souvent à une activité professionnelle déjà bien chargée. C’est là que les choses se compliquent et qu’il devient essentiel d’être soutenu, à la maison comme au boulot, pour ne pas tout simplement craquer.

Salarié aidant, une nouvelle expression à la mode ?

Evidemment non. Le salarié aidant existe bien, et depuis un paquet de temps. C’est juste que depuis quelques années, on parle davantage de lui. Que ce soit dans la presse ou dans les entreprises. Et c’est une excellente chose. Il serait exagéré de dire qu’il bénéficie d’un vrai statut car ça impliquerait qu’il soit reconnu de tous, et nous en sommes encore loin me semble-t-il, mais sur le bon chemin.

La raison ? Je ne sais pas. Peut-être aussi que la politique de management mise en place dans les entreprises avec un suivi personnalisé des salariés, des entretiens annuels, la mesure des performances, on peut imaginer que les salariés ont fait remonter les difficultés et contribué à mettre en évidence une vraie problématique loin d’être isolée.

Avec les réseaux sociaux, l’information, la parole s’est aussi libérée ces dernières années. De nombreuses personnes se trouvant dans cette situation se sont reconnus et retrouvées.

Ce qui est sûr, c’est que la question se posait moins il y a 50 ans. Les femmes étaient souvent « au foyer » et s’occupaient de l’ancien resté chez lui ou rapatrié dans la maison familiale. Une chose n’a pas changé, il y a toujours une majorité de femmes parmi les salariés aidant. Ce qui a changé, c’est qu’aujourd’hui elles travaillent !

Être salarié aidant, si difficile que ça ?  

On pourrait penser qu’après tout, s’occuper d’enfants après sa journée de boulot n’est pas beaucoup plus difficile que de s’occuper d’une personne âgée. Et pourtant…

Déjà, les deux peuvent se cumuler, dans ce cas pas de débat. Mais s’occuper de son proche en perte d’autonomie, inverser les rôles lorsqu’il s’agit d’un père ou d’une mère, gérer une entrée en EHPAD, trouver une aide à domicile, parfois assister une fin de vie, c’est psychologiquement très lourd à vivre, surtout quand on y ajoute une bonne dose de culpabilité. C’est aussi épuisant, parfois décourageant.

Alors il arrive de craquer, tout simplement parce qu’on n’y arrive plus. Et le craquage ne s’arrête pas lorsqu’on arrive sur son lieu de travail. On va donc devoir poser des congés en urgence pour accompagner un rendez-vous médical non prévu et s’excuser pour la réunion de service à laquelle on ne pourra assister (encore une fois), on va devoir gérer les appels répétés sur le portable d’une maman qui a perdu la notion du temps et qui a besoin d’être rassurée, on va avoir un mal de chien à se concentrer sur notre dossier parce qu’on aura la tête ailleurs, dans l’EHPAD qu’on aura visité la veille avec papa qui n’a absolument pas envie de quitter sa maison…

Même si ce tableau est extrême, ce sont malheureusement des situations que vivent de nombreux salariés aidants. Et pour peu que l’aidant occupe un poste avec de lourdes responsabilités, cela devient très compliqué à gérer.

Du soutien, ou plutôt des soutiens ?

On l’a bien compris, l’aidant va avoir besoin de béquilles pour l’aider à tenir la route dans le domaine pro et perso. Pour retrouver de la sérénité au boulot comme en dehors. Le soutien peut se trouver auprès d’un psy qui permettra au salarié aidant de mieux accepter et donc vivre la situation. Mais il existe heureusement d’autres solutions concrètes pour soulager le quotidien du salarié aidant.

Certaines viennent parfois de très haut. Depuis le 30 septembre 2021, un salarié peut bénéficier d’un congé de « proche aidant » que l’employeur ne peut refuser, et toucher une indemnité journalière pour compenser la perte de salaire. C’est une vraie avancée, mais elle ne répond pas à tous les besoins. La plupart du temps, l’aidant ne veut pas s’occuper de son proche à temps plein et ne veut surtout pas quitter son job. Parce qu’il en a besoin financièrement, mais surtout pour préserver son équilibre.

Il existe aussi des services qui ont été pensés spécialement pour les aidants. Papyhappy propose son aide dans le domaine du logement. Pour être informé sur les solutions d’hébergement existantes (qu’il s’agisse de maintien à domicile ou d’hébergements spécialisés), être conseillé pour choisir la plus adaptée à la situation de son proche, être accompagné dans la recherche d’un logement. Et aussi ne plus se sentir seul dans des démarches qui demandent du temps et de l’énergie.

Joachim Tavares, fondateur de Papyhappy.

L’accompagnement ne se limite pas à un simple conseil technique. L’écoute, le partage et l’échange sont essentiels. Faire en sorte que la personne se sente en confiance, qu’elle soit rassurée dans sa décision, qu’elle ne culpabilise pas.  Lorsqu’on arrive à faire tout ça, c’est mission réussie !

Le rôle essentiel des entreprises

Papyhappy propose des services à tous les aidants, salariés ou non. Mais ils sont nombreux encore à se sentir honteux de ne pas y arriver seul, à se dire qu’ils vont bien trouver le temps de chercher une maison de retraite sur leur temps « libre », que cette mission leur incombe, et qu’après tout, ils l’ont voulu. D’autres accepteraient bien de l’aide mais ne connaissent pas les services qui existent ou craignent de se faire harponner par des organismes de placement qui pratiquent un démarchage commercial envahissant. D’autres encore ne sont pas prêts à avoir recourt à une prestation payante. Ou bien ils sont juste parfois trop en souffrance pour trouver l’énergie d’aller chercher de l’aide.

Pour tous ces cas de figure, l’entreprise peut se révéler d’une grande aide. Pour faire connaitre la solution déjà, mais aussi parce que le fait que ce soit l’entreprise qui la propose – un environnement connu et sécurisant – apporte une vraie confiance. Idéalement, et ça se pratique de plus en plus, c’est l’entreprise qui prend en charge tout ou partie de la prestation. Tout le monde y gagne. Le salarié soutenu retrouvera de la sérénité dans sa vie. Chez lui, dans son rôle d’aidant mais aussi sur le lieu de travail. Et je ne pense pas que ces entreprises le fassent uniquement dans un objectif de rentabilité. Heureusement il reste de l’humain partout !

En conclusion, qu’on l’ait choisi ou non, la mission d’un salarié aidant est lourde. Il est normal voire humain de se sentir parfois dépassé, mais être soutenu peut vraiment faciliter les choses et apporter de la sérénité. C’est une vraie avancée de notre société que ce statut de salarié aidant soit de plus en plus évoqué donc reconnu, notamment par les entreprises qui pour certaines n’hésitent pas à mettre les moyens pour proposer des solutions concrètes pour les soutenir.

Joachim Tavares, fondateur de Papyhappy.

Pour en savoir plus: https://www.lemediaa.com/papyhappy-loutil-indispensable-pour-choisir-un-logement-senior/

Site internet: https://www.papyhappy.fr/

LinkedIn: https://www.linkedin.com/company/silveralliance/

Crédit photos: PapyHappy- Studio Romantic- Shutterstock.

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