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LE MOBILE DYNAMISE LE MARCHÉ DE L’ART

« Le marché en ligne apparaît aujourd’hui plus adapté pour des œuvres inférieures à 5 000 $ plutôt picturales, photographiques ou sur papier dessin. Mais, comme nous avons pu le voir avec les salles d’exposition en ligne mises en place par de nombreuses galeries ou encore avec les ventes aux enchères 100% on line ou à […]

« Le marché en ligne apparaît aujourd’hui plus adapté pour des œuvres inférieures à 5 000 $ plutôt picturales, photographiques ou sur papier dessin. Mais, comme nous avons pu le voir avec les salles d’exposition en ligne mises en place par de nombreuses galeries ou encore avec les ventes aux enchères 100% on line ou à distance, il est possible de réaliser des transactions en ligne de l’ordre de 100 000 à 1 millions de dollars pour des œuvres de qualité supérieure », commente Julie Hugues, Responsable Marché de l’Art et Clientèle Privée Chez Hiscox, assurance spécialisée dans la protection d’ œuvres d’art et patrimoines d’exception.

Selon le dernier rapport sur le marché de l’Art en ligne mené par l’assureur Hiscox en août 2020, le commerce sur mobile a représenté environ 40% des ventes en ligne d’œuvres d’Art en 2019, soit 1,92 milliard de dollars (1,68 milliard d’euros).

Si le commerce sur mobile dans le marché de l’Art et des objets de collection est encore inférieur aux moyennes du commerce de détail, il tend néanmoins à devenir un canal de plus en plus important. En effet, les acheteurs à haut potentiel restent les collectionneurs aguerris, de 50 ans et plus, mais peu passent par l’achat en ligne, ce canal étant davantage plébiscité par les digital native et les « primo acheteurs ». De manière générale, l’Art en ligne demeure d’ailleurs essentiellement un marché de « pure players » : si 29% des plateformes interrogées pour l’étude Hiscox disposent déjà d’une présence physique, hors ligne, seules 4% de celles qui n’en ont pas déclarent avoir pour projet d’en ouvrir une (contre 63 % qui ne souhaitent pas le faire).

Cet état de fait est très largement encouragé par la place prépondérante des réseaux sociaux dans la vie de tous les jours notamment d’Instagram pour son côté visuel et l’exposition d’artistes, comme par exemple, avec Banksy qui atteint cette année les 5 millions d’abonnés. La facilité d’accès des catalogues d’œuvres en ligne est la stratégie numéro un pour attirer toujours plus d’intéressés.  L’accès, plutôt anonyme, aux plateformes et aux avis des acheteurs restant un impératif à ne pas négliger pour les futurs clients. Les nouvelles générations de collectionneurs affirment donc acheter plus aisément par le biais de plateformes en ligne quand la quasi-majorité d’entre eux avoue ne jamais s’être rendue dans un point de vente « physique ».

La crise sanitaire aura donc eu des effets bénéfiques sur la vente d’œuvres d’art et pour le marché de l’art en général. La crise pourrait donner « un nouvel élan et un nouveau souffle à la vente en ligne » affirme ainsi Robert Read, responsable des Beaux-arts pour Hiscox. « Les transactions numériques représentent toujours moins de 10 % du marché de l’art, mais nous sommes impatients de voir comment cela pourrait évoluer dans les mois et les années à venir ».

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