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LES « AVIONS » DE LA TRANSAT EN DOUBLE EN ROUTE POUR LA MARTINIQUE

La Transat en double Jacques Vabre se lance dimanche 7 novembre du Havre, cap sur Fort-de-France. Parmi les 79 concurrents, 5 sont des multicoques extrêmement rapides, surnommés les « avions », car ils semblent voler sur l’eau.

Baptisée aussi « la Route du café », du fait de son principal sponsor, cette 15ème de la course transocéanique connaît quelques changements d’importance. D’abord l’arrivée sera jugée pour la 1ère fois en Martinique, précisément dans la baie de Fort-de-France, que les premiers devraient atteindre au bout d’une douzaine de jours.

Ensuite, la différenciation des parcours suivant la classe des bateaux. L’objectif est d’essayer de faire arriver à peu près en même temps les premiers de chaque catégorie, pour que chacun bénéficie de l’attention des médias et du public. 

Les plus petits et moins rapides, des monocoques class40 de 12m de long (45 partants), auront environ 4 600 miles (8500 km) à couvrir. Les Imoca, monocoques conçus pour les grandes courses de 18m de long (22 engagés), et les Ocean Fifty, des multicoques de 15m de long (7 inscrits), batailleront ensemble sur un parcours de 5800 miles (10 700km), qui les fera descendre jusqu’à la hauteur de Refice au Brésil. 

Dans la classe, très estimée, des Imoca, le vainqueur de la précédente édition (2019), Charlie Dalin a accueilli à son bord l’ancien premier ministre Edouard Philippe pour un tour en mer, dans le vent et les vagues. Tous les deux havrais, c’est bien normal qu’ils se soutiennent mutuellement. Le navigateur est encore le favori cette fois-ci. Mais on ne sait pas quelle est la prochaine compétition à l’agenda du maire du Havre.    

Prêts au décollage  

La dernière catégorie, les Ultime, sont de retour après 4 ans d’absence. Ces multicoques de 32m de long sont dépouillés, profilés, puissants et véloces, au point d’être comparés à des avions. Ils sont 5 au départ, pilotés par des cadors de la course au large, François Gabart, Armel Le Cléac’h, Frank Cammas, Thomas Coville et Yves Le Blevec. Pour laisser le temps aux autres d’arriver, ils devront aller virer à la latitude de Rio de Janeiro.

Mais qu’importe pour eux, leurs voiles et leurs foils les emportent sur l’eau, où ils peuvent dépasser les 47 nœuds (90 km/h). Leurs envols sont très spectaculaires, mais les mettent à la merci du moindre incident. A cette vitesse, le barreur doit faire preuve d’une vigilance de tous les instants.

Le fait de pouvoir s’épauler et se relayer à deux, dans cette course, est très précieux pour eux. Vivement le départ !

Crédit photos: Gaborturcsi Shutterstock.

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