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LES GAGNANTS ET LES SURPRISES DU 1ER TOUR DES LÉGISLATIVES EN SEINE-ET-MARNE

Quelques gagnants, qui attendront le second tour pour ramasser la mise, car il y a ballotage partout. Et pas de mal surprises au fil des circonscriptions, qui voient la coalition menée par Mélenchon en tête dans 7 sur 11 et en lice dans 2 autres, mais rarement en position de l’emporter dimanche prochain.

Olivier Faure, le patron du PS, élu de la 11ème circonscription, a réalisé le meilleur score du département, avec 6 500 voix d’avance sur sa concurrente LREM-Ensemble. Il va sauver son siège, mais pour sauver son parti, il faudra en recoller les morceaux. Pas sûr qu’il sera le mieux placé pour ça… sauf s’il fait preuve d’audace et de clairvoyance pour rompre l’alliance dominée par LFI au moment judicieux.

Franck Riester, le ministre du commerce extérieur présenté par Agir – Ensemble, se retrouve opposé, dans la 5ème, au  candidat lepéniste, sur lequel il a  creusé un écart de 2 500 suffrages. Pour le maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, la 3ème tentative devrait être la bonne. Sous les couleurs d’Horizons – Ensemble, il a devancé de 1 800 voix la candidate LFI-NUPES.

Le soutien qu’est venu lui apporter l’ancien premier ministre Edouard Philippe dans ce fief de la droite a été payant.  

Les espérances d’Ensemble

La majorité présidentielle, gagnerait ainsi un siège, après avoir d’ores et déjà perdu celui de Rodrigue Kokouendo dans la 7ème ; il devrait tomber dans l’escarcelle de LFI, dont la candidate précède de 2 400 voix celui du RN. Dans la 1ère, la sortante LREM, Aude Luquet, est en passe de récupérer son siège, malgré un retard de 135 suffrages sur le candidat LFI- NUPES.

Dans la 8ème, Jean-Michel Fauvergue ne se représentait pas, mais le candidat d’Ensemble, Hadrien Ghomi, pourrait lui succéder avec seulement 740 voix de retard sur celui d’EELV-NUPES. Idem dans la 9ème, où l’élue sortante LREM, Michèle Peyron, compte 807 voix de retard sur son challenger LFI-NUPES.   

LR en mode survie

Dans la 3ème, le sortant LR Jean-Louis Thiériot, ancien suppléant d’Yves Jégo, a gagné le combat fratricide contre Patrick Septiers, ancien président du conseil départemental UDI passé à Ensemble. Il n’aura aucun mal à creuser l’écart sur son adversaire LFI-NUPES, malgré un petit déficit de 488 suffrages. 

Christian Jacob semble sur le point de réussir son pari de confier sa succession, dans la 4ème,  à Isabelle Perigault. Elle a certes 3 700 voix de moins que le chef de file du RN, mais avec seulement 30 % au 1er tour, celui-ci aura bien du mal à atteindre la majorité au 2ème.   

Deux duels indécis

Le pari de Jean-François Copé et de Jean-François Parigi est, lui, déjà perdu. L’élue locale LR, qu’ils pensaient capable de leur succéder dans la 6ème, est éliminée. Le siège sera l’enjeu d’une empoignade indécise entre la candidate RN, qui n’a que 58 voix d’avance, et son rival LFI-NUPES.

Enfin dans la 10ème, l’élue sortante LREM, Stéphanie Do, doit remonter un retard de près de 4 000 voix sur le candidat LFI-NUPES, mais elle dispose d’importantes réserves de voix. L’issue du combat dépendra de sa capacité à mobiliser les abstentionnistes, qui étaient 58 % dimanche dans ce secteur et près de 56 % en moyenne dans le département.

C’est un cas d’école qui sera scruté de près, tant il symbolise l’explication finale entre les deux forces arrivées en tête, l’alliance centriste nouée autour d’Emmanuel Macron et la coalition de gauche menée sabre au clair par Jean-Luc Mélenchon. 

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