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LES POINTS-CLÉS DES ÉLECTIONS LEGISLATIVES EN SEINE-ET-MARNE

6 des 11 circonscriptions sont particulièrement à surveiller. Dans 3 d’entre elles, des personnalités jouent leur avenir. Dans 3 autres, le résultat aura aussi des répercussions dans le département et au-delà.

La 5ème circonscription, qui comprend notamment Coulommiers et La Ferté-sous-Jouarre, avait élu Franck Riester député en 2007, puis réélu en 2012 et 2017, alors sous les couleurs de l’UMP. Sa suppléante, Patricia Lemoine, l’avait remplacé à sa nomination comme ministre de la Culture fin 2018. 

Il se représente cette fois-ci au nom d’Ensemble, la majorité présidentielle. Il y a 5 ans, il avait bénéficié de l’absence de candidat LREM, mais là, il aura contre lui un représentant de LR. De plus, les lepénistes ont bien progressé. Devenu entretemps ministre du Commerce extérieur et reconduit dans le nouveau gouvernement, il joue sa place comme tous ses collègues candidats. Battu, il devrait démissionner.  

Dans la 11ème  circonscription, formée des 3 cantons de Combs-la-Ville, Savigny-le-Temple Mée-sur-Seine, Olivier Faure n’a pas de souci à se faire, a priori, depuis qu’il a signé l’accord d’union électorale avec les Insoumis de Mélenchon, ainsi que les écologistes et les communistes.

Reste à savoir si les plus à gauche des électeurs accepteront d’entériner l’accord par leurs votes, dans une circonscription dominée par LFI lors de la présidentielle. Et surtout, si les plus modérés voudront encore se reconnaître en lui. Même s’il était réélu, une forte déperdition de voix au sein de cette union de circonstance conduirait sans doute rapidement chacun à reprendre ses billes.    

Dans la 2ème circonscription, le maire UDI de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, s’est donné une bonne chance de gagner enfin le siège de député en rejoignant la majorité présidentielle, via Horizons, le parti d’Edouard Philippe. Son élection serait le signe que l’apport de la partie modérée de la droite aura bien fonctionné, sans déperdition de voix sur l’autre aile.

Des situations cruciales 

La 6ème  circonscription, appelée Meaux Nord, n’a plus de député depuis que Jean-François Parigi est passé à la présidence du conseil départemental, après avoir succédé à Jean-François Copé. Pour défendre le siège, les deux hommes ont choisi une jeune femme, Hamida Rezeg, déjà forte d’une bonne expérience politique, mais soumise à une grosse pression de La France Insoumise. Si l’union à gauche se traduisait dans les urnes, elle serait menacée et le fief de Jean-François Copé du même coup. 

Autre succession, celle de Christian Jacob, le patron des Républicains, qui ne se représente pas dans la 4ème circonscription, dite de Provins. Il faudra qu’il mette tout son poids personnel et politique au service d’Isabelle Perigault, qu’il a chargée de sa succession.

Le chef de file des lepénistes en Seine-et-Marne, Aymeric Durox, espère profiter de l’occasion. Enfin, l’issue de la bataille est très incertaine dans la 3ème circonscription, autour de Melun Nord. Le sortant LR, Jean-Louis Thiériot avait remplacé Yves Jégo, UDI, ancien ministre et démissionnaire en 2018.

Il profite de l’absence de candidat officiel de la majorité présidentielle, mais un dissident de celle-ci, ex-UDI, l’ancien président du conseil départemental Patrick Septiers, s’est dressé contre lui. Là aussi, le candidat des lepénistes espère tirer parti de cet affrontement.

Crédits photos: Gwengoat-Gettyimages

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