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LIGUE DES CHAMPIONS 2021-2022 : UN CRU DE QUALITÉ

Le (probable) futur Ballon d’Or Karim Benzema aura été classe et efficace sur le terrain jusqu’au bout. Une étreinte et un passage de brassard pour le brésilien Marcelo qui soulèvera sa cinquième et dernière coupe aux grandes oreilles, une 14e C1 pour les rois de Madrid. C’est ainsi que cette édition a pris fin samedi à Saint-Denis, au Stade de France. Une édition qui nous aura marqué globalement par les remontées formidables du nouveau champion d’Europe en titre madrilène sur la phase finale, la puissance des clubs anglais mais aussi les déceptions bavaroises et parisiennes.

Le Real de nouveau au sommet

Paris SG, Manchester City, Bayern Munich, Liverpool, Chelsea.

Lors du début de la saison, le Real ne faisait pas partie de cette liste. La liste de potentiels vainqueurs de la Ligue des Champions 2021-2022. Une équipe en reconstruction, entendait-on. Quatre ans après leur three peat historique, nous ne savions pas si ces grands champions avaient encore cette flamme en eux.

Mais voilà, 9 mois plus tard, Karim Benzema est le meilleur joueur de cette Ligue des Champions. Le milieu de terrain souverain et encore plus légendaire qu’hier Casemiro, Kroos et Modric sont toujours aussi immenses. David Alaba s’est acclimaté à une vitesse qui ferait frémir le Flash dans l’axe central et Thibaut Courtois a encore montré en finale qu’il était le meilleur gardien de la saison.

Nous n’oublions pas les apports d’autres néo vainqueurs tel que Federico Valverde, Eder Militao, le buteur de la finale Vinicius Junior ou encore le très jeune espoir français Eduardo Camavinga. 

4 des 5 des clubs cités plus hauts ont rendu les armes face au Real du maître tacticien Carlo Ancelotti. Tous dans des conditions plus rocambolesques les unes que les autres. Mais c’était également ça le Real Madrid version 2021-2022. Des matchs fous dont on n’oubliera pas les scénarios de sitôt. Du triplé de Benzema en 15 minutes face au PSG au doublé de Rodrygo dans le temps additionnel face à City sans oublier cette panenka culotté du futur ballon d’Or français un soir de pluie à Manchester. Les espagnols n’ont jamais lâché et ont toujours su garder en eux ce supplément d’âme qui a fait la différence à chaque fois qu’ils étaient dos au mur et qu’on n’y croyait plus.

Alors ? ADN ? Faiblesse mentale de l’adversaire ? Habitude ? Expérience ?

Peu importe. Le Real est champion d’Europe.

Les Anglais ont été forts, mais pas suffisamment

Lorsque le dernier tirage au sort de l’année a été effectué en mars dernier, la finale que beaucoup d’observateurs, journalistes et fans de football désiraient était la suivante : Manchester City – Liverpool.

Et ce n’est pas faire offense aux autres équipes de dire que le duo anglais étaient les équipes « kiff » de la saison. Que ce soit en Premier League ou en Champions League, ils nous ont offert plus de spectacle que la norme. Deux équipes fortes, puissantes et sexy qui ont, jusqu’au bout, fait chavirer les cœurs de leurs fans et pas que. 

Ainsi, logiquement, quand Riyad Mahrez transperçait la lucarne de Courtois à la 73e minute de la ½ finale retour entre City et le Real ce qui donnait le score de 5-3 pour les Cityzens, nous avons cru que c’était l’heure pour l’explication finale entre les hommes de Jurgen Klopp et Josep Guardiola. Surtout que Manchester City était vraiment un cran au-dessus de son adversaire sur l’ensemble des deux matchs.

Mais nous savons que 90 minutes au Bernabéu, c’est long. Et Manchester l’a appris à la dure. Deux minutes qui resteront dans la postérité pour amener le match en prolongation doublé d’un pénalty du « fumier » Benzema ont mis fin aux espoirs de première LDC pour City et pour les fans de football qui espérait une finale 100% anglaise. 

Tout comme Chelsea en ¼ de finale et Manchester City avant elle, Liverpool dominera en finale face au Real Madrid. Mais les Reds vont se casser les dents comme les autres. L’échec est douloureux mais les clubs anglais peuvent garder la tête haute. Ils reviendront, sûrs de leurs forces, tout le contraire de certains clubs toujours plus décevants d’année en année.

Le PSG, l’éternel échec 

Finaliste en 2020, ½ finaliste l’an dernier : l’espoir était permis pour les parisiens de soulever le trophée tant convoité par un QSI présent depuis 2011.

D’autant que le mercato XXXL présageait que du bon avec les arrivées du septuple Ballon d’Or en titre Léo Messi, Achraf Hakimi, le meilleur joueur de l’Euro 2021 Gianluigi Donnarumma ou encore Sergio Ramos.

Mais ce n’était que des paillettes aux yeux. Une fois de plus. Les Parisiens n’ont jamais eu le rendement espéré, autant en championnat qu’en Ligue des Champions. Des matchs poussifs les uns après les autres, un coach Mauricio Pochettino passif et sans idées sur le banc.

Deuxième derrière Manchester City après une phase de poules quelconque qui a plus mis en avant de grosses individualités qu’un réel collectif, le PSG fait face à l’ogre Merengue en 8e de finale et contre toute attente, les Parisiens sont au rendez-vous et bien supérieurs aux madrilènes. Mais comme souvent, il suffit d’un grain de sable, que les Parisiens se créent souvent eux-mêmes, pour que toute la machine se dérègle. Alors que le PSG domine le Real et mènent tranquillement 2-0 sur l’ensemble des deux matchs, Donnarumma remettra le Real en marche sur une action plus que controversé mais si évitable. La suite fait partie désormais de l’histoire au même titre que les tristes Remontada de 2017 et 2019.

C’est à croire qu’ils n’apprendront jamais malgré toute l’expérience engrangée. A l’année prochaine pour voir si les leçons seront enfin retenues. 

Le Bayern frustré, les « petits » clubs se rebiffent 

Au-delà de toutes les grosses écuries, nous ne pouvons pas passer à côté du superbe Vilarreal d’Unai Emery qui continue de surprendre après sa victoire finale en Ligue Europa en 2021. Les Espagnols ont rejoint les ½ finales de la C1 après avoir éliminé l’Atalanta Bergame dans un match décisif en poules, la Juventus en 8e de finale mais surtout le Bayern en ¼ de finale. Porté par une équipe soudée, équilibrée et inamovible, Vilarreal est l’une des équipes coup de cœur de l’année.

Tout comme l’Ajax Amsterdam, certes éliminé dès les 8e, mais produisant toujours un football chatoyant et agréable à l’œil. Benfica et son ¼ de finale de grande qualité face à Liverpool ne sera également pas oublié. 

Coulé par le « sous-marin jaune », le Bayern est avec le PSG l’une des déceptions de la saison en LDC. Attendu pour affronter Liverpool en ½ finale, les bavarois ont pêché par orgueil et arrogance contre les Espagnols. Ils devront une revanche à leurs fans et au football européen lors de la saison 2022-2023. Cela promet une Ligue des Champions avec encore plus de suspense, de folie et de beaux matchs. 

Pernell Lebas, rédacteur bénévole.

Crédit photos: Vlad1998- Shutterstock.

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