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MARTINIQUE : L’EXTENSION DE L’AÉROPORT AIMÉ CÉSAIRE ACHEVÉE EN 2023 BIEN QUE RETARDÉE PAR LA COVID

uL’épidémie n’a pas seulement beaucoup réduit le trafic sur l’aérodrome de Martinique, elle a aussi bien ralenti le chantier d’agrandissement de l’aérogare. Les responsables assurent pourtant qu’il sera terminé en 2023, avec très peu de retard.

Lors d’une visite de chantier organisée ce mois-ci, le président du conseil exécutif de la collectivité de Martinique, Serge Letchimy, a pu se rendre compte de l’avancement du chantier, avec les élus concernés. Il touche essentiellement au terminal passager, qui devait être impérativement agrandi et modernisé. L’objectif au départ du projet est de pouvoir accueillir 2,5 millions de voyageurs en 2025. 

Histoire de ne pas injurier l’avenir, la capacité d’accueil sera en fait portée à 3 millions. Pour cela, la surface totale de l’aérogare va quasiment doubler en passant de 24 000 m² à 44 000 m². Le programme de travaux a été établi sur la période 2015-2022. Il représente un budget de 170 millions d’euros, abondé par la capacité d’autofinancement de la société gestionnaire, des emprunts et des subventions publiques.

Le chantier est piloté par la SAMAC (Société aéroport Martinique Aimé Césaire). Le président du directoire, Frantz Thodiard, a reconnu au micro de Martinique la 1ère que « la crise sanitaire en a impacté le déroulement », tout comme elle a pesé très lourd sur la fréquentation de l’aéroport depuis le printemps 2020.

Mais il se déclare confiant sur la tenue des délais : « Maintenant, notre chantier va retrouver un certain élan, nous sommes dans les temps par rapport à nos prévisions initiales, à savoir une livraison en 2023. » Autrement dit, le retard ne devrait pas dépasser quelques mois.     

Un triple changement

La modernisation de l’aérogare vise donc d’abord à augmenter sa capacité d’accueil, ce que Frantz Thodiard appelle « les ressources » fournies aux compagnies et aux voyageurs. La salle d’enregistrement va être agrandie et offrira davantage de comptoirs, qu’on appelle ici des « banques » pour toutes les formalités à faire. La salle d’embarquement proprement dite verra sa surface accrue de 1 500 m². 

En second lieu, les besoins de la société de gestion de l’aéroport concernent les surfaces commerciales intégrées. Elles vont être, elles aussi, augmentées, car, dit le président du directoire, « nous n’avons pas assez de commerces sur l’aéroport. »

Enfin, le traitement des bagages emportés en soute doit être mis aux normes. Il s’agit autant de sécurité et de traçabilité des valises, que de rapidité, car il faut que cet équipement puisse digérer sans perte de temps l’augmentation prévisionnelle du trafic. C’est ainsi que pourra s’écrire l’avenir, à moyen terme, de la destination Martinique.           

Crédit photos: Yann2986 CC BY-SA 3.0.

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