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MARTINIQUE : MOMENT CRUCIAL DANS L’ÉVOLUTION DE L’ÉPIDÉMIE

Le variant Delta est désormais largement prédominant dans l’île. Le nombre d’hospitalisations et celui des morts augmentent toujours. Mais pour la première fois depuis 2 mois, celui des contaminations diminue légèrement.

La Martinique retient son souffle. Ce petit signe d’espoir paraît si fragile. Et le bilan de l’ARS (Agence régionale de santé), si contradictoire. On essaie de comprendre.

Les hospitalisations n’ont jamais été aussi élevées : 444, dont 61 en réanimation. On regarde aussi les chiffres publiés par la préfecture pour la journée du 17 août. Rien que mardi, c’est 20 nouvelles hospitalisations et 9 de plus en réa. On sait qu’il n’y a pas assez de lit, que les médecins doivent « trier ». Et puis ce chiffre noir qui fait frissonner : 19 morts… Où va-t-on ?

Mais il y a aussi cette indication si peu visible sur le bilan hebdomadaire de l’ARS, le taux d’incidence, 1 147 nouveaux cas pour 100 000 habitants, c’est énorme, mais c’est un petit peu moins que la semaine d’avant où il atteignait 1 187. Et le taux de positivité lui aussi diminue, 17,1 % contre 19,3 %.

Pourtant, il y a eu plus de 24 000 tests. On est allé voir partout. Les gens veulent savoir. Et on a trouvé un peu moins de nouveaux, 4 114 quand même, mais ça baisse. C’est juste une première indication, il faut attendre la confirmation, la semaine prochaine, préviennent les autorités de santé. Alors on attend.  

Pourquoi garder espoir 

Ce renversement de tendance peut s’expliquer par les premiers effets du confinement. Celui-ci ralentit la circulation du virus et, au bout d’un moment, le nombre des nouvelles contaminations. Mais il y a toujours un délai entre la tendance pour les contaminations et celle pour les hospitalisations.

Dans les deux sens, quand l’épidémie accélère ou quand elle ralentit. Début juillet, quand le nombre de nouveaux cas a bondi, les sceptiques ont dit : « Regardez, ce n’est rien, les hospitalisations diminuent. » On a vu !

Ce délai, on l’a observé à chacune des vagues précédentes. Le délai peut durer deux ou trois semaines. Alors, on patiente et on espère. 

De l’oxygène pour les Antilles 

En attendant, il faut plus de moyens pour prendre en charge les malades. Les infirmiers libéraux de Guadeloupe se sont plaints du manque de bouteilles d’oxygène. Les réserves partent à l’hôpital et eux n’arrivent plus à se réapprovisionner pour les patients à domicile.

La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé l’envoi de 100 tonnes d’oxygène. Parti de Guyane, le Dumont d’Urville va débarquer demain 19 août un premier chargement à Fort-de-France, pour refaire les stocks. Une partie est pour la Guadeloupe, déjà en manque. On va respirer.  

Crédit photos: Galica Borisz- Shutterstock.

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