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MARTINIQUE : UN DIRECTEUR TERRITORIAL UNIQUE POUR TOUS LES SERVICES DE LA POLICE NATIONALE

Les différents services de la police nationale présents en Martinique sont désormais chapeautés par une direction unique, la Direction territoriale de la police nationale (DTPN). A sa tête, a été promu le commissaire Guillaume Mauger, jusqu’ici directeur départemental de la sécurité publique.

C’est une belle promotion et une marque de confiance pour ce jeune commissaire de 43 ans, arrivé en Martinique il y a moins de deux ans. Mais il a eu l’occasion de faire ses preuves, avec l’épidémie de covid et tous les évènements qu’elle a entrainés. On n’oublie pas, lui non plus, les très chaudes nuits de l’été dernier à Fort-de-France

Les émeutiers s’en étaient pris aux bâtiments officiels et aux forces de l’ordre à coups de pierres, de bouteilles d’acide et de cocktails molotov. Et plusieurs magasins avaient été pillés et des incendies allumés. Plus récemment, policiers et gendarmes ont essuyé des coups de feu autour de certains barrages érigés par les opposants aux mesures sanitaires. Le chef de la sécurité publique avait alors démontré son sang-froid et son sens de la mesure. Il a d’ailleurs été fait chevalier de l’ordre du mérite début janvier, en même temps qu’il était nommé responsable de la DTPN.

Cette réorganisation de la police n’est pas une spécialité martiniquaise. Elle s’étend en fait à tous les Outre-mer. Elle a déjà été mise en œuvre en Guyane, en Nouvelle-Calédonie et à Mayotte. En ce début d’année, outre la Martinique, elle concerne aussi la Guadeloupe, la Réunion et la Polynésie française. Elle vise à réunir les 5 services de la police nationale présents dans l’île – Sécurité publique (SP), Police judiciaire (PJ), Police aux frontières (PAF), Office anti stupéfiants (OFAST), Renseignement et formation – mais rattachés à des directions d’emploi différentes.

Ceux-ci étaient de fait un peu écartelés entre les consignes de leurs directions nationales respectives, les exigences des autorités sur place, préfet et justice, et les réalités du terrain. Il en résultait des incompréhensions, des demandes incompatibles et parfois contradictoires, voire des conflits, et souvent des problèmes de coordination dans l’action. 

Les missions de la DTPN 

La nouvelle DTPN a été installée officiellement hier jeudi, dans le nouveau commissariat. Elle se voit d’emblée rattacher les 800 fonctionnaires de police affectés en Martinique. Ils vont tous désormais porter le même insigne sur leur uniforme, avec une carte de l’île, flanquée du numéro 972 et de feuilles de chêne et d’olivier, symboles de force et de justice.

Le directeur territorial est placé directement sous l’autorité du DGPN (directeur général de la police nationale). Il devra en priorité, selon les directives reçues, « optimiser et fluidifier la coordination opérationnelle de la police en favorisant les liens interservices, selon une logique de métier et non de direction d’emploi. » Unifier le commandant devrait, pense-t-on au ministère de l’Intérieur, améliorer l’efficacité sur le terrain et afficher l’« entité police nationale », montrer son utilité. 

Le responsable local d’un syndicat de police, interrogé par Martinique la 1ère, a bien voulu croire à l’efficacité de la nouvelle organisation. Mais il en a aussi profité pour réclamer des moyens supplémentaires, sans quoi celle-ci risquerait, a-t-il souligné, d’être « contrariée ».

Il est vrai qu’Outre-mer l’insécurité est un sérieux problème, accentué aux Antilles par l’expansion du trafic de drogue, auquel elles servent de plaque tournante. 

Crédit photos: Lozz_AdobeStock.

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