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OISE : LE JEUNE MEURTRIER D’UN PRÊTRE NE SERA PAS JUGÉ

Accusé d’avoir tué l’abbé Roger Matassoli en novembre 2019, le jeune Alexandre V., a été reconnu « irresponsable pénalement » et ne passera donc pas en jugement.

L’affaire a commencé très banalement, le 4 novembre 2019, lorsque le jeune homme a été contrôlé sur la route par les gendarmes. Convaincu de conduite sans permis, mais aussi de rébellion, il a été mis en garde à vue. Il avait été interpellé au volant de la voiture du prêtre. L’apprenant, son père est allé au domicile de l’abbé, alors âgé de 90 ans, dans la commune d’Agnetz, tout près de Clermont. Il y a découvert son corps sans vie.

L’autopsie consécutive à l’ouverture d’une information judiciaire a montré que l’ecclésiastique avait succombé à une asphyxie et qu’il avait reçu plusieurs coups sur la tête et dans le ventre. L’état mental du jeune homme a ralenti l’instruction, mais sa culpabilité ne faisait guère de doute au vu des investigations.

Des soupçons d’agressions sur mineur 

Celles-ci ont cependant permis d’apprendre que l’abbé Matassoli avait fait l’objet d’une plainte pour, selon l’évêché de Beauvais, « des gestes inappropriés sur mineur, commis il y a plusieurs années ». Apparemment, en 2009, ses supérieurs avaient décidés de se bouger et après avoir entendu « une possible victime » (sic), de lui retirer toute charge paroissiale. Il avait déjà 80 ans. 

On a appris depuis, par l’avocate d’Alexandre V., que celui-ci voyait régulièrement le prêtre, qu’il faisait des ménages rémunérés chez lui et ceci dans une « tenue inappropriée »… comme les gestes.      

La déclaration d’irresponsabilité

Après son arrestation, le jeune meurtrier avait été enfermé dans un hôpital psychiatrique du fait « d’importants problèmes mentaux », avait alors précisé le parquet. Des problèmes qui sont aussi à l’origine de la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Amiens. Dans son ordonnance, il est dit : « il n’y a pas lieu de le poursuivre devant la justice, car au moment des faits son discernement était totalement aboli. »

D’après son avocate, il est aussi reconnu qu’Alexandre V. a été victime de l’abbé Matassoli et qu’il n’est pas le seul. Reste à savoir si en prenant le cas des victimes de ce prêtre plus à cœur et en adoptant vis-à-vis de lui une attitude bien plus fermes, l’évêché n’aurait pas évité ce drame.

Crédit photos: Mike Fouque- Shutterstock.

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