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PHENIX DE REIMS : ENTRETIEN AVEC PIERRE-MARY NÉGRIER

Alors que la prochaine saison de hockey sur glace débute le 8 octobre prochain et que les matchs de préparations ont déjà commencé, nous avons eu le plaisir de rencontrer le président des Phénix de Reims, Pierre-Mary Négrier. A l’aube de la nouvelle saison, il nous confie ses impressions et sa volonté d’amener son club au plus haut niveau. Il revient sur son autre fonction à la Fédération Française de Hockey sans oublier ses ambitions pour les Phénix et le hockey français !

Au-delà de votre fonction de Président, vous faites également partie du comité directeur de la Fédération Française de hockey sur glace, avez-vous des difficultés à concilier les deux fonctions ?

C’est tout neuf ! Cela s’est produit au mois de Juin avec l’élection de la nouvelle équipe, c’est une mandature qui va durer 4 ans. Pierre-Yves Gerbeau, le nouveau président de la Fédération Française de hockey sur glace, m’a proposé de rejoindre son équipe et j’ai accepté !

C’est tout récent, je ne peux pas encore dire que c’est difficile de concilier les deux mais une chose est sûre, il y a beaucoup de boulot ! Encore plus avec celui d’être un président de club mais c’est passionnant et très plaisant.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de rejoindre le comité de la Fédération Française de Hockey ?

Tout d’abord, le président, Pierre-Yves Gerbeau, c’est un homme que j’ai appris à connaître, il a une personnalité de chef d’entreprise conquérant que j’aime beaucoup, nous nous entendons bien.

Et puis, lorsque nous essayons d’œuvrer au sein d’un club pour essayer de le faire évoluer, et qu’on nous propose d’entrer dans une équipe au sein de la Fédération, mon état d’esprit est d’y répondre positivement ! C’est même une obligation car c’est bien d’être à son niveau de club mais c’est encore mieux d’apporter sa pierre à l’édifice pour l’emmener à l’échelon supérieur.

Quelles sont les leviers utilisés pour promouvoir le hockey sur glace en France ?

Tout d’abord, c’est très compliqué parce que le hockey n’est pas un sport populaire à l’échelle nationale. Il est populaire dans certaines villes locales où il est très bien implanté et Reims en fait partie, même si le club n’est qu’en deuxième division.

C’est un sport difficile à médiatiser, il faut reconnaître que ce n’est pas très agréable au niveau télévisuel. On ne voit pas beaucoup le palet à la télévision et c’est aussi un sport d’intensité, un sport de vitesse. Sur le terrain, cela va très vite et on ne le ressent pas forcément à l’écran, on a du mal à être en immersion comme on peut l’être à l’intérieur d’une patinoire.

Maintenant, la stratégie de développement de la Fédération de Hockey passe par un gros travail de recrutement et de fidélisation pour les plus jeunes, doublé d’un accompagnement des clubs auprès des plus jeunes licenciés et puis, cela passe forcément par les résultats des équipes de France.

Nos deux équipes masculines et féminines ne se sont pas qualifiées pour les derniers Jeux olympiques d’Hiver et, en comparaison des autres sports de salles tels que le basket, le volley et le hand qui ont eu d’excellents résultats à Tokyo, c’est difficile de se faire une place.

Cependant, je suis confiant pour la suite parce qu’il y a une belle équipe fédérale qui s’est renouvelée avec un nouvel élan.

Le club possède une section mineure et une section loisir/débutant, à quel point est-ce important pour le club de pouvoir développer le hockey à Reims ?

C’était une place forte du hockey Français dans les années 90 et au début des années 2000. Je suis très attaché à cette pratique, j’étais spectateur et déjà fan des Flammes Bleues à l’époque, c’est un sport que j’apprécie depuis très longtemps.

Je pense qu’il y a une vraie place pour le hockey à Reims, surtout lorsque je vois l’engouement qu’on arrive à susciter chez les partenaires, les supporters et chez les plus petits.

Le club a été liquidé en 2015 et nous sommes repartis de zéro. Aujourd’hui, nous avons beaucoup travailler pour accrocher de nouveaux licenciés souvent très jeunes. L’année dernière, nous avons eu plus de 60 nouveaux licenciés et également sur les loisirs débutants, on constate que l’offre plaît et de plus en plus de gens viennent découvrir le hockey sur glace.

A Reims, un enthousiasme se crée pour ce sport et cela se voit à travers le nombre de licenciés qui augmente d’années en années (270 en 2022 contre 220 en 2021).

Quelles sont les valeurs que vous voulez véhiculer via votre club de hockey ?

Le hockey sur glace est un sport physique, engagé mais qui n’est pas violent. Le grand public a toujours en tête cette caricature des bagarres mais c’est de moins en moins fréquent, les joueurs sont très bien protégés.

Comme tous les sports collectifs, ce sont des valeurs d’esprit d’équipe mais surtout d’engagement total car c’est une pratique si complexe qui nécessite de savoir patiner avant tout, ce n’est pas un mouvement naturel. Cela demande beaucoup de pugnacité, de courage et donc d’engagement si on veut progresser au hockey.

L’ensemble de l’équipe des Phénix de Reims pour l’année 2022/2023.

Le club a connu deux titres de champion de France en 2000 et 2002 avec les Flammes Bleues, depuis le club a connu des hauts et des bas. La Ligue Magnus est-elle votre objectif à court ou long terme ?

Quand on préside un club, on doit toujours voir le plus haut possible et on veut toujours atteindre le sommet. Ensuite, il faut être réaliste sur les moyens que nous possédons et l’état des lieux. La patinoire dans laquelle nous évoluons, la patinoire Albert 1er, ne peut pas nous permettre d’évoluer en Ligue Magnus.

D’ailleurs, elle ne répondrait pas au cahier des charges en termes de capacité d’accueil des supporters et partenaires car il ne suffit pas juste d’être champion de D1 pour accéder à notre élite.

Cela exige un cahier des charges très strict pour éviter qu’il y ait des clubs qui financièrement ne peuvent pas monter ou en termes de structure explosent en plein vol comme nous en avons connu des tas sur les 30 dernières années.

La Ligue Magnus est structurée et très professionnelle donc si on venait à y accéder, cela ne pourrait pas se faire à la patinoire Albert 1er, c’est une certitude.

Maintenant, notre rôle si on veut évoluer, c’est d’aller le plus haut possible. Dans un premier temps, ce n’est pas notre objectif cette année mais, à terme, c’est d’être sacré champion de D2 et de pousser la municipalité à aller dans le sens du hockey et des sports de glace pour les prochains investissements.

L’objectif est donc aussi qu’on ait des structures adaptées pour qu’on puisse continuer à faire grandir le club.

L’an dernier, le club, dès sa remontée, a terminé 3ème de la saison régulière mais a été éliminé dès les 8ème de finale des Play-Offs, comment jugez-vous cette dernière saison ?

C’était une belle saison ! Et c’est une belle récompense pour tout le groupe, il y a un certain nombre de joueurs qui se sont investis depuis la création de ce club et la deuxième saison en D3. Ils sont partis de tout en bas et petit à petit, on a structuré le club et une équipe fanion au fil des années.

En ce qui concerne la troisième place, nous étions plusieurs clubs à la bagarre et ça a bien tourné pour nous. On a eu les résultats qu’il fallait en fin de saison pour aller la chercher et c’est mérité pour le groupe et l’investissement fourni.

J’ai le sentiment par rapport à l’équipe mise en place et le déroulement de la saison que nous sommes à notre place, il n’y a pas de surprise malgré le fait que nous étions des promus et que nous affichions le maintien avant tout.

La qualité dans le groupe était présente et c’était somme toute logique que nous ayons terminé 3e.  Alors, certains pourraient dire que nous avons surperformé mais nous avions construit une équipe en ayant des certitudes sur la valeur du groupe et de certains joueurs. On aurait pu finir 3e comme 6e, cela s’est joué à quelques points mais en tout cas, nous n’étions pas en surrégime.

Le club de Reims a connu deux liquidations judiciaires en 50 ans d’histoire mais à chaque fois le club s’est relevé et vous voilà en deuxième division, comment expliquez-vous une telle résilience ?

Par l’épopée des Flammes Bleues. Cette époque a marqué une génération, il y a eu une vraie reconnaissance et un emballement du public rémois pour le hockey. Du coup, on retrouvera toujours quelqu’un pour prendre le relais et qui sera prêt à se battre.

On a souffert avec la fermeture de la patinoire Bocquaine et de manque d’investissements. A l’époque, le club était tout en haut aux côtés de clubs comme Rouen, Amiens, Grenoble. La différence est que toutes ces villes ont été dotées d’une patinoire moderne à un moment donné de leur histoire.

Ce n’est pas forcément la capacité publique. Je ne crois pas qu’à Reims, nous ayons la capacité de remplir une salle de 4000 personnes, il faut rester réaliste. Mais ce sont surtout au niveau des loges, de l’accueil partenaires, de la qualité d’accueil du public, et des outils de visibilité dans la patinoire et nous avons manqué de tout ceci à Reims par rapport à d’autres villes.

La bonne nouvelle est que nous avons toujours des Rémois passionnés par ce sport avec une réelle envie de construire quelque chose de pérenne, nous en sommes et nous en serons toujours capables !

Facebook: https://www.facebook.com/LesPhenixDeReimsOfficiel/
Instagram: https://www.instagram.com/phenixreims/
Site internet : https://phenixmineur.fr

Crédit photos : Aurélien Laudy – Phénix de Reims.

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