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QUAND LES CHAUFFEURS DE BUS MANQUENT, TOUT LE MONDE CRITIQUE

Plusieurs lignes du département sont affectées par la pénurie de conducteurs de cars. La situation met dans l’embarras et l’angoisse les usagers, les élèves et leurs parents, les salariés et tous ceux qui peinent à trouver de l’essence… Mais aussi les sociétés de transports et leur personnel ou encore les élus locaux et régionaux. Et ça devrait durer.

Les secteurs les plus touchés semblent être celui de La Ferté-sous-Jouarre, à l’est de Meaux, et Coulommiers, au centre du département.  Des secteurs assez ruraux, où pourtant les transports en commun routiers sont indispensables. Pour cette mère, habitant à Changis-sur-Marne, c’est une vraie galère, comme elle l’a confié à « La République de Seine-et-Marne » :

« Pour emmener la grande au collège à La Ferté-sous-Jouarre, je dois d’abord conduire la petite à la garderie de l’école, avant l’ouverture, puis, une fois que j’ai déposée l’ainée, je me rends à Meaux pour mon travail. J’ai 20 minutes de trajet en plus et l’essence qui va avec. » C’est du stress en plus et de l’argent en moins. 

Tous les soirs, elle se connecte à l’appli IDF  Mobilités, dans l’espoir d’apprendre qu’un bus de la ligne 56 sera là le lendemain pour emmener sa fille au collège. En vain. Pas de miracle pour elle, ni pour beaucoup d’autres parents. Pour ceux qui se servent aussi des transports en commun pour aller au travail, c’est la double peine. « Je dois vérifier tous les jours si je pourrai rejoindre l’endroit où je laisse ma voiture après avoir conduit les enfants au collège. »

Parfois, c’est même triple peine, parce que le bus annoncé comme devant passer n’arrive pas. Et le suivant, surchargé, ne s’arrête pas. S’ajoute à cela le casse-tête de la recherche d’une station-service bien approvisionnée, en ces temps de pénurie de carburant. Les comptes sont vite faits, au temps perdu correspond aussi l’argent dépensé en plus. Patricia Lemoine, députée suppléante Renaissance de Franck Riester dans la circonscription de Coulommiers, demande à la région Ile-de-France le remboursement pour les usagers de leur abonnement de septembre.     

Victimes collatérales

Les élus locaux, départementaux et régionaux, se retrouvent en première ligne pour relayer l’exaspération des usagers. Ils se tournent évidemment vers la région Ile-de-France, dont les transports publics constituent l’une des principales missions. Mais le manque de conducteurs impacte aussi les transporteurs et leur personnel.

En Seine-et-Marne, le plus impacté est Transdev-IDF , filiale de la CDC (Caisse des dépôts et consignations). Il est sommé de s’expliquer et de remédier au plus vite à la situation. Il a bien vu venir la pénurie, comme d’ailleurs les élus du département, mais il n’a pu l’éviter. Des offres d’emploi ont été lancées tous azimuts, mais il faut compter avec le temps de formation et plus encore avec celui nécessaire pour obtenir le permis D, mais aussi pour le faire valider.    

Les opérateurs des lignes affectées par la pénurie la compagnie font de leur mieux. Ils ont pour consigne d’épargner celles où la fréquence des bus est moindre, avec ce calcul de bon sens : « Là où ils passent toutes les 10 mn, on peut attendre le suivant sans être trop pénalisé. »

De leur côté, les chauffeurs doivent supporter une surcharge de travail pour compenser un peu le manque d’effectifs. Ils subissent aussi la mauvaise humeur des passagers, voire les altercations entre eux, au moment de grimper dans les bus bondés. Idem pour les contrôleurs, en première ligne dans ces cas-là. Ils espèrent tous impatiemment la fin des galères.

Crédit photos: People Images – GettyImages.

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