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SANTÉ : LES CHENILLES PROCESSIONNAIRES ENVAHISSENT LES FORÊTS DE L’OISE

La Thaumetopoea processionea ou chenille processionnaire du chêne a signé son retour en Picardie, et notamment dans les forêts de l’Oise, provoquant crises d’urticaire et réactions allergiques chez les promeneurs et les exploitants forestiers. Apparues il y a plus de 40 ans, elles représentent un danger à la fois pour l’Homme, les animaux de compagnie et les arbres.

Depuis un décret du 25 avril dernier, les chenilles processionnaires du chêne sont considérées comme des « espèces nuisibles à la santé humaine » par les autorités sanitaires.

Du printemps jusqu’au début de l’été, ces larves d’un papillon de nuit s’agglutinent sur l’écorce des chênes pour former un nid et ne sortent en procession qu’en fin d’après-midi pour dévorer les feuilles, mettant en péril les arbres sur lesquels elles ont élu domicile.

Dans les forêts près de Compiègne et de Chantilly, la plus urticante des chenilles de nos régions est, une nouvelle fois, fidèle au rendez-vous, au grand dam des travailleurs forestiers, des promeneurs et des habitants résidant à proximité.

Leurs poils, qui peuvent être transportés par les vents à plusieurs centaines de mètres, provoquent rougeurs, démangeaisons et même, chez les personnes les plus fragiles, des réactions allergiques comme des œdèmes.

Gare aux animaux de compagnie

Depuis quelques années, les chenilles processionnaires se développent de façon exponentielle dans les forêts françaises, en raison du réchauffement climatique et de la raréfaction de leurs prédateurs naturels comme les mésanges charbonnières, les chauves-souris et certaines araignées.

« Chez les animaux, en cas d’ingestion, la langue peut se nécroser, les empêchant de s’alimenter », prévient l’Office national des forêts (ONF). Les chênes, quant à eux, peuvent subir de graves dommages. « Si l’arbre ne meurt pas – sauf dans le cas d’infestation extrême -, il est affaibli. La perte de feuillage (ou défoliation) diminue la capacité de photosynthèse, ce qui entraîne le ralentissement de la croissance. Il devient ainsi plus sensible aux maladies et aux autres ravageurs. »

Crédit photos: GoldenEyesL.A._AdobeStock.

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