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SAÔNE-ET-LOIRE : CANTINES SCOLAIRES, GILLES PLATRET PERSISTE ET SIGNE

La prise de position du premier édile de Chalon-sur-Saône ne va pas manquer de raviver la polémique alors que les questions autour de la laïcité n’ont jamais aussi présentes dans le débat politique. Après avoir pris connaissance de la décision du Conseil d’État (lire par ailleurs), vendredi dernier, Gilles Platret a publié un communiqué évocateur, […]

La prise de position du premier édile de Chalon-sur-Saône ne va pas manquer de raviver la polémique alors que les questions autour de la laïcité n’ont jamais aussi présentes dans le débat politique. Après avoir pris connaissance de la décision du Conseil d’État (lire par ailleurs), vendredi dernier, Gilles Platret a publié un communiqué évocateur, intitulé « Je ne rétablirai pas les menus de substitution dans les cantines scolaires de Chalon ».

Reprenant les termes de l’arrêté du Conseil d’État, le vice-président Les Républicains et tête de liste du parti lors des prochaines élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté s’appuie sur le principe de libre administration des collectivités territoriales et « leur liberté totale d’organiser leurs services publics a fortiori lorsqu’ils sont facultatifs, comme l’est la restauration scolaire ». « Si j’ai bien noté que le Conseil d’État ne fait obligation à la ville de Chalon de réintroduire des menus de substitution dans ses cantines, la laissant donc libre de l’organisation de son service de restauration scolaire, je regrette dans cette décision un certain manque de courage qui ne peut qu’encourager par ailleurs le séparatisme, dont il est tant question aujourd’hui », écrit-il.

Gilles Platret rappelle que depuis la rentrée 2015, date de la modification du règlement intérieur des services de restauration scolaire, le système « fonctionne sans aucun incident » et « qu’il a permis de considérer les enfants comme des usagers du service public sans connaître de leur religion ». Avant de poursuivre : « Ce n’est pas parce qu’en 1984, cédant à la pression de certaines familles, on a consenti subrepticement à ce qu’il est convenu d’appeler un « accommodement raisonnable », joli nom pour couvrir un renoncement communautarisme à la laïcité, qu’il nous faut aujourd’hui retomber dans le même travers. La ville de Chalon-sur-Saône conservera donc à son service public des cantines scolaires son caractère laïc et neutre. » Nul doute que la controverse n’est pas prête de s’éteindre.

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