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SEINE-ET-MARNE : À DEUX JOURS DE LA RENTRÉE, IL MANQUE DES PROFS

Le recteur de l’académie de Créteil, emboîtant le pas du ministre de l’Education nationale, se veut toujours rassurant : « Il y aura un professeur dans chaque classe. » Les autres acteurs de la rentrée, comme les élus et les syndicats d’enseignants, en doutent fort, alors que le rectorat continue de recruter des contractuels pour boucher les trous.

Près de 74 000 élèves vont effectuer leur rentrée cette semaine dans les établissements scolaires de Seine-et-Marne. Cela représente environ 6 600 classes, qui requièrent les services d’à peu près 9 000 professeurs, selon l’Education nationale. Le problème spécifique à notre département, comme le souligne le recteur, c’est qu’il est « le plus rural de l’Ile-de-France ».

Ceci se traduit par une grande dispersion géographique et une aussi grande disparité de situations. D’où, pour les responsables académiques une certaine difficulté de recrutement. « Il n’y a pas grand monde qui veut aller à Souppes-sur-Loing, explique l’une d’eux dans les colonnes du Pays Briard, car c’est mal desservi. »

Pour vaincre les réticences, le rectorat s’est tourné en priorité vers les contractuels, ce qui n’a fait qu’irriter davantage les syndicats d’enseignants. C’est une course d’obstacles en même temps qu’une course contre la montre. Il faut les dénicher, les décider, établir et valider les contrats, puis les former – en 4 jours, pas plus – à leur futur métier. Les contractuels ne peuvent pas rechigner devant leur affectation, c’est leur avantage. 

Mais de l’aveu même du rectorat, sur les 230 dont les établissements scolaires de Seine-et-Marne auraient besoin dès la rentrée, il en manquerait encore un bon tiers. Quant aux titulaires, on ne sait pas encore vraiment combien devront être remplacés.        

Des secteurs défavorisés 

Il existe aussi de sérieuses inégalités suivant l’endroit du département où les établissements se trouvent.  On l’a dit, dans le sud moins urbain et mal maillé par les transports en commun, il est un peu plus compliqué de remplir tous les postes d’enseignants, en dépit d’une recours fréquent des non-professionnels. 

Mais il y a aussi des problèmes de sous-effectifs dans le nord et le nord-ouest du département. Les plus sérieux concernent des disciplines comme l’espagnol et les SVT, (Sciences de la vie et de la terre), tant au collège qu’au lycée. Les lettres classiques et la techno sont aussi touchées par le manque de professeurs, en particulier au collège.

Dans les lycées professionnels, ce sont les disciplines industrielles où les enseignants font défaut. Bref, le second degré paraît bien menacé, au moins dans ces secteurs-là. Mais le recteur devrait quand même se féliciter d’avoir un professeur « dans chaque classe » du premier degré.      

Crédit photos : Igor Alecsander – Getty Images.

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