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SEINE-ET-MARNE : CHAUFFAGE BAISSÉ DANS LES COLLÈGES ET BÂTIMENTS DÉPARTEMENTAUX POUR ÉCONOMISER L’ÉNERGIE

La prochaine facture d’énergie fait trembler tous les responsables de collectivités territoriales. En Seine-et-Marne et dans la plupart des départements, le second poste du budget de fonctionnement, après les dépenses de personnel, c’est le chauffage notamment des collèges. Réduire la température ambiante est le premier réflexe pour maîtriser la dépense.

Le président du conseil départemental, Jean-François Parigi, fait ce qu’il faut pour que la Seine-et-Marne soit « au rendez-vous de la sobriété », comme les autorités le demandent à tous. La hausse faramineuse des sources d’énergie les plus courantes (gaz, fuel, électricité) ne laissent guère le choix à qui que ce soit.

Dans sa conférence de presse consacrée à ce sujet le 5 septembre dernier, le président la République, en appelant à « changer de comportement », avait souhaité que, cet hiver, un « chauffage un peu moins fort que d’habitude ». Il avait recommandé une température ambiante en intérieur autour de 19°. C’est l’objectif fixé par le président Parigi : pour tous les bâtiments du département, y compris les collèges, on va baisser le chauffage à 19°C.

L’ampleur de l’économie visée est à la dimension des bâtiments gérés en direct par le conseil départemental. Le responsable estime leur surface globale à plus d’un million de m². Il y a évidemment l’Hôtel du département à Melun et tous les locaux administratifs, comme les Maisons des solidarités, qui en dépendent, mais aussi et surtout les 129 collèges, qui ont accueilli environ 73 500 élèves à la rentrée.          

Le casse-tête des constructions obsolètes 

Un collège, ce sont des classes, bien sûr et des salles d’études, ainsi que les bureaux indispensables à son fonctionnement, mais encore une vaste cantine et un grand gymnase, assez énergivores. Depuis quelques temps, décideurs, architectes et entrepreneurs veillent à cet aspect des choses.

Ainsi le collège de l’Europe à Dammartin-en-Goële, vient de bénéficier d’une rénovation qui a porté aussi sur la structure du bâtiment afin de réduire sa consommation d’énergie. De son, côté le collège Camille Saint-Saëns de Lizy-sur-Ourcq profite depuis un an de la nouvelle chaufferie biomasse qui équipe le quartier. Celle-ci fonctionne avec les déchets inutilisables des exploitations forestières et permet de réduire de 40 % la facture par rapport à l’ancienne qui marchait au gaz.

Cependant, la plupart des établissements et de nombreux autres bâtiments datent d’une époque où l’on ne se préoccupait guère des économies d’énergie. Ceux conçus dans les années 60-70 s’avèrent, selon les experts, de véritables « passoires thermiques ». Le département se dit prêt à enclencher un vaste plan de rénovation pour y remédier, mais cela prendra des décennies. Surtout si l’inflation et la hausse des coûts de l’énergie amoindrissent sa capacité d’investissement.

Maigre consolation, que le président Parigi ne manque pas de souligner : le département a eu le flair de commander son gaz pour 2023 il y a déjà quelques mois et à prix fixe. Ce qui reporte d’un an la forte hausse prévisible, mais n’empêche par le département de commencer à économiser.

Crédit photos: Javier – AdobeStock.

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