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SEINE-ET-MARNE : LA GRIPPE AVIAIRE MENACE DE NOUVEAU LES ÉLEVAGES

Trois foyers ont été découverts dans divers endroits du département depuis la mi-octobre. Ils ont donné lieu à des abattages d’animaux et à la mise en place de périmètres de protection autour des localités concernées et plus ou moins sévères suivant la distance. Dans 170 communes, éleveurs et particuliers doivent mettre leurs volailles à l’abri.

Un premier cas d’ « influenza aviaire », selon la dénomination officielle, avait été détecté fin septembre dans une basse-cour de Favières, proche d’Ozoir-la-Ferrière, entraînant l’abattage de 250 oiseux. Depuis la mi-octobre et la découverte de 3 oies bernache mortes dans un étang de Villeneuve-le-Comte, faisant partie de Marne-la-Vallée et voisine de la précédente, l’inquiétude a grandi.

Puis, la détection de nouveaux cas dans un élevage de faisans à Fontenailles, à l’ouest de Melun, près de Nangis, a déterminé le préfet de Seine-et-Marne à prendre par arrêté des mesures de protection. 7 000 oiseaux de l’élevage en question ont dû être euthanasiés. Le jour même de la publication de l’arrêté préfectoral, un nouveau foyer était détecté dans une basse-cour d’Ussy-sur-Marne, voisine de La Ferté-sous-Jouarre. Celle-ci a été aussitôt vidée de sa quinzaine de volailles présentes.

Depuis 2015, la France est régulièrement touchée par des épizooties de grippe aviaire, provoquée par le virus h5n1. Celle-ci n’est pas, sauf exception, transmissible à l’homme, mais elle est extrêmement contagieuse. La dernière, en 2022, entre les infections et les abattages préventifs, avait entraîné la perte de 16 millions de volailles.

D’ordinaire, le Sud-Ouest est plus touché que les autres régions. Mais force est de constater que la grippe aviaire s’étend et que la Seine-et-Marne est désormais affectée.

Précocité

D’après les experts, il est inhabituel de voir apparaître des cas dès le début de l’automne. C’est plutôt en décembre-janvier que les contaminations se déclarent. Or, cette année, les premiers cas ont été détectés dès le mois d’août et la situation n’a cessé de se dégrader depuis. Dans tout le pays, 27 foyers étaient déjà recensés chez des éleveurs professionnels au 20 octobre et 32 chez les particuliers.

La transmission du virus est, au départ, le fait d’oiseaux migrateurs, qui infectent soit directement les élevages soit d’autres oiseaux sauvages sédentaires, qui vont à leur tour le répandre. On comprend que les grandes périodes de migration soient favorables au développement de l’épizootie, mais il n’y a pour l’instant pas d’explication à son apparition de façon plus précoce et plus intense.

Précautions

Alertées par les précédents, les autorités administratives et sanitaires ont réagi très vite. Les mesures de confinement des volailles ont été imposées dans un large périmètre autour des foyers d’infection. Il a été étendu aux « zones humides », où les migrateurs viennent s’alimenter, proches de la Seine ou de la Marne.

Faute de pouvoir les enfermer, des filets doivent être disposés sur les parcours des animaux.

Des signes permettent de repérer un oiseau infecté : prostration, refus de s’alimenter, diarrhée… La mort survient de façon rapide et massive. Il faut aussitôt alerter le service vétérinaire de la DDPP (Direction départementale de  la protection des populations). De même si l’on trouve des oiseaux morts et il ne faut surtout pas y toucher, mais le signaler.

Crédit photos: Andrey – AdobeStock.

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